Talm de Jér., Sanhédrin, vu
6. Talm. de Ser.,Aboda zara, H, 2 (il s'agit de laguérison du petit-fils de R. Jo-u^ lien Lévi). Quant à Jacob de Caphar-Naboria (iir siècle), il n'a été introduit dan.- Midras h Koh., vu, 26, que par confusion avec Jacob de Caphar-Schekania ou de Caphar-Sama.
[An 117] LES ÉVANGILES. 535
Mais l'Evangile était maudit; la lecture en était sévèrement défendue1, ce nom même d'Evangile donnait lieu à un jeu de mots, qui le faisait signifier « évidente iniquité». Un certain Elisa ben Abouyah, surnommé Aher3 qui professa une sorte de christianisme gnostique, fut pour ses anciens coreligionnaires le type du parfait apostat2. Peu à peu les judéochrétiens furent mis par les juifs sur le même rang que les païens et fort au-dessous des samarilains. Leur pain, leur vin furent censés profanes ; leurs moyens de guérison proscrits, leurs livres considérés comme des répertoires de la magie la plus dangereuse. 11 en résulta que les Eglises de Paul olfrirent aux juifs qui voulaient se convertir une situation plus avantageuse que les Eglises judéochrétiennes, exposées de la part du judaïsme à toute la haine dont sont capables des frères ennemis.
La vérité de l'image de l'Apocalypse apparaissait frappante. La femme protégée de Dieu, l'Eglise, avait vraiment reçu deux ailes d'aigle pour s'enfuir au désert, loin des crises du mjnde et de ses drames
Voir Derenbourg, Palestine, p. 364-365, et Neubauer, Géographie du Talmud, p. 234-235. Comparez ci-dessus, p. 64-65.