Parce qu’il n’y a rien d’imposssible à Dieu (o
38. Alors Marie lui dit : Voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon votre parole. Ainsi l’ange se sépara (p) d’elle (q).
39. Marie partit en ce même temps, et s’en alla en diligence vers les montagnes de Judée, en une ville de la tribu de Juda;
(n) Filius Dei. Ce mot à plusieurs significations dans la Bible : chez Luc (1, 35), il signifie, au sens étroit et littéral, un engendré de Dieu ; c’est le seul passage de l’Ancien et du Nouveau Testament où il soit pris en ce sens. Partout ailleurs, il désigne soit les amis de Dieu, soit les hommes divins, prophètes, saints, etc., et dans ce sens, c’est un synonyme de Fils de l'homme, c’est-à-dire une appellation du Messie. — Or cette désignation du Messie vient de l’Ancien Testament (cf. Exode, iv, 22; Osée, xx, 1; Il Rois, vu, 14, Psaume n, 7, et LxxxIx, 28), ou elle sert à désigner soit le peuple d’Israël, soit son roi. (Cf. Matthieu, xxvi, 64, sur le Fils. de l’homme ; cf. aussi Jean, v, 17 et suivants; x, 30; x1x, 7.)
(o) La belle preuve!
(p) Discessit. — Dans Matthieu, l'apparition de l’ange a lieu pour expliquer la grossesse ; dans Luc pour l’annoncer. Quant à supposer que ces deux apparitions sont consécutives, voir Strauss, tome I, page 17, où il en démontre l’impossibilité. — Sur la génération surnaturelle de Jésus, cf, Paul, Galates, 1v, 4; Rom., 1, 3 et suivants, etix, 5; Héb., vu, 3. Dans tous ces passages, l’apôtre suppose que Jésus est né de Joseph. (Cf. aussi, ci-dessous, mr, 23.)
(g) Vers. 26-38. — Dans Matthieu, Marie est frouvée enceinte ; daris Luc, sa grossesse est annoncée et préparée miraculeusement, Ce qui fait une variante assez considérable, et qui peut aller jusqu’à la contradiction.
SELON S.ULUC# = CHAP. I 203
#0 étant entrée dans la maison de Zacharie, elle salua Elisabeth,
&1. Aussitôt qu'Elisabeth eut entendu la voix de Marie, qui la saluait, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit,
42. Et, élevant sa voix, elle s'écria : Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de votre sein est béni:
.&3. Et d’où me vient ce bonhenr que la mère de mon Seigneur vienne vers moi?
44. Car votre voix n'a pas plulôt frappé mon oreille, lorsque vous m'avez saluée, que mon enfant a tressailli de joie dans mon sein.
45. Et vous êtes bien heureuse d’avoir cru; parce que ce qui vous a été dit, de la part du Seigneur, sera accompli.