‹ Les Évangiles ... première partieChapitre 284 sur 303 · LE · texte numérisé non relu

LE

272 NOTES POUR LE TEXTE COMPARATIF — Tévtés duos dmoheiche.) — C'est-à-dire tous les coupables, et non pas seulement les plus grands. (Voyez le verset précédent.)

De Sacy a fait ici un contre-sens en traduisant : « Vous périrez tous comme eux. » |

J : C2 NTI lANREES |

«.… Sur lesquels la tour de Siloé est tombée.» — Siloé élit, comme on sait, le nom d’une fontaine située dans le temple. Nous n’avons d’ailleurs aucun autre renseignement sur l’événement dont il est ici question.

Lens LE BON VIGNERON SOIGNE LE FIGUIER STÉRILE AVANT DE LE COUPER. =— ps : A a eriti ; ‘histoir.

C'est le contre-pied et en même temps la critique de l'histoire du figuier maudit, racontée par Matthieu, XXI, 47-20. (Voy. notre Examen, p. 233.)

— JÉSUS GUÉRIT DANS LA SYNAGOGUE, LE JOUR DU SABBAT, UNE FEMME COURBÉE. — Voyez deux autres récits analogues, composés l'un eidessus, d’après le texte de Marc (Luc, VI, 6-11); l’autre ci-dessous, d'après le texte de Matthieu (Luc, XIV, 1-6); voyez aussi notre Examen, p. 236.)

— COMPARAISONS RELATIVES AU ROYAUME DE Dieu. — Ce passage semble avoir été rapproché de celui qui suit (S LX), à raison même de l’'espèce de contradiction qui existe entre l'un et l’autre. (Voy. notre Examen, p. 232.)

« Et il allait par les villes et les villages, enseignant et s’avançant vers Jérusalem. » — Posté comme il l’est ici, entre deux fragments purement théoriques, ce verset est évidemment déplacé. Il semble d’ailleurs avoir été fait à l’imitation de Mare, XI, 4?

— FRAGMENTS RELATIFS À CETTE QUESTION : Y EN AURA-T-IL PEU DE SAUvÉS? — Ce passage est une sorte d'enquête ouverte sur la question que nous venons d'énoncer. Luc a réuni, sous un même chef, les éléments que l'Évangile de Matthieu lui offrait pour la résoudre; toutefois en en modifiant quelque peu la rédaction, de manière à établir entre eux une sorte de liaison.

Le premier de ces fragments est tiré du Discours sur la montagne. Le texte original est fidèlement reproduit quant au sens, mais fort abrégé.

Le second fragment, emprunté à la parabole des vierges sages et des vierges folles, prouve que Luc a connu cette parabole, bien qu'il neW’ait pas reproduite. (Voy. ci-dessus Luc, XII, 35-38.) Le mot de porte sert de lien entre ce fragment et le premier : « Quand le père de famille sera entré et aura fermé la porte... » (XIIT, 25.)

Le troisième fragment appartient aussi au Discours sur la montagne. Il est rattaché au précédent par ces mots : « Je ne sais d’où vous êtes, » ou bien, selon Matthieu : «Je ne vous connais pas. »

Les quatrième et sixième fragments sont particulièrement relatifs dans l'Évangile de Matthieu, aussi bien que dans celui de Luc, à la réprobation des Juifs et à l'élection des Gentils.

Le cinquième fragment n’a pas dans l’Évangile de Matthieu ce dernier caractère (a); mais il le prend dans l'Évangile de Luc à raison de la place qu'il occupe entre les quatrième et sixième fragments.

D'ailleurs à la place qu’elles occupent dans l'Évangile de Matthieu, les paroles de Jésus qui forment notre sixième fragment, « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, etc. » ces paroles sont, au moins jusqu’à un certain point, justifiées par la situation. Ici elles ne le seraient point, si on prétendait les rat-

(a) Toutefois l’auteur de la parabole interpolée des Ouvriers de la onzième heure, en prenant ce passage pour en faire sa conclusion, l’a bien transformé en une véritable sentence contre les Juifs. (Voy. Matth., XX, 1-16; Annexe XXL.)

tacher à la trame du récit évangélique. Jésus n’a point encore

été à Jérusalem; il n’y a point commencé sa mission ; il est seule-

ment en marche pour y arriver; il ne peut donc pas dire : « Com-

bien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, etc. » Mais tout

s'explique, si, comme nous le croyons, le passage a été transporté

ici, dans une intention purement théorique, pour servir à l’élabo- $

ration d’une question donnée. à % l

— JÉSUS GUÉRIT UN HOMME HYDROPIQUE LE JOUR DU SABBAT. — C’est le troisième récit de cette espèce que Luce compose avec le double texte de Matthieu (XIE, 9:13) et de Mare (III, 1-3). Voy. ci-dessus, Luc, XIE, 10-16, note.

Ici il suit à très-peu près le texte de Matthieu. Seuls les versets 3 et 4 se rapprochent du texte parallèle de Mare (IT, 4) : GEt Jésus leur dit: «Est-il permis au jour du sabbat de faire du bien ou du mal, de sauver la vie où de l’ôter? et ils demeurèrent dans le silence. »

Il est d’ailleurs à remarquer que si l’on écarte par la pensée les deux fragments précédents, qui sont, comme nous l'avons montré, deux morceaux de critique, tout à fait indépendants du milieu dans lequel ils sont enclavés, notre récit se trouve suivre immédiatement le récit analogue (Luc, XII, 40-16). I semble donc que ces deux récits aient été deux élaborations du même thème, entre lesquelles l’auteur se réservait de choisir.

Remarquons encore que Matthieu, et Marc après lui, placent le lieu de la scène dans une synagogue. Luc, qui a suivi cette donnée dans ses deux premières rédactions, transporte ici la scène dans la maison d’un des principaux pharisiens, chez lequel il est entré pour prendre son repas. C’est la troisième fois qu'il a recours à cet artifice si mal imaginé. {Voy. ci-dessus VIE, 36 et XI, 37.)

— PARABOLE DES CONVIVES QUI SE METTENT A LA PREMIÈRE PLACE. — Une

fois Jésus installé, contre toute vraisemblance, à la table du phari-

sien, Luc en fait un sermoneur impitoyable. En dépit des convenances que lui impose son rôle d’invité, il admoneste successivement, et l’hôte et les convives (a).

La parabole qu’il adresse à ceux-ci est tellement transparente, qu “elle semble bien plutôt une véritable leçon (ein Lehrspruch, dit de w ette).

Gette leçon repose d’ailleurs exclusivement sur une considération d’amour-propre , sans le plus léger sentiment de charité. Comme presque tous les enseignements particuliers au troisième Évangile, elle a pour thème et pour conclusion une sentence empruntée à Matthieu (Luc, AV, 11; Matth, , XXI, 12).

Fé

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