‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 613 sur 729 · Cf. vv · texte numérisé non relu

Cf. vv

3. nAD etc. plusieurs mss. lat. Vg. lisent à la fin du v. 38 : ypajAjjiajtv éXXyjvtxotç pwjjLaïxoï; ÉSpaucot;, probablement d'après Jn. xix, 20.

de la croix! » 31. De même les chefs des prêtres, avec les scribes, se moquaient de lui entre eux, disant :

« Il en a sauvé d'autres; il ne peut pas se sauver lui-même. 32.

Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, pour que nous (le) voyions et que nous croyions ! »

Fils de Dieu, et des- 37. et disant : « Si tu cends de la croix ! » es le roi des Juifs, 41. De même, les chefs sauve-toi toi-même. » des prêtres, se moquant avec les scribes et les anciens, disaient : 42.

« lien a sauvé d'autres; il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est le roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui.

43. 11 a mis sa confiance en Dieu : qu'il (Dieu) le délivre maintenant, s'il l'aime. Car il a dit qu'il était le Fils de Dieu. »

La relation du premier Évangile, comparée à celle de Marc, est quelque peu incohérente. Les soldats crucifient Jésus, se partagent ses vêtements, puis s'assiéent pour le garder l ; ils mettent une inscription au-dessus de sa tête ; puis ils crucifient deux voleurs *. Il est évident que les soldats n'ont pu s'asseoir et partager les vêtements des suppliciés qu'après avoir dressé les trois croix, et cloué dessus les condamnés. Les deux voleurs avaient dû être amenés avec Jésus, comme l'a dit d'abord Luc :1, en coordonnant les indications de Marc 4. La société de ces misérables estime honte ajoutée au supplice du Sauveur. Mais on ne saurait dire qu'il y ait eu là une intention malveillante des exécuteurs. Ces deux hommes, dont la

1. V. 35 (cf. p. 665, n. 2). 36. xal xaOïjjAEvot ÈTTJpouv a-jiôv fetfï.

2. V. 37 (cf. p. 666, n. 4). 38. tots iTaupouvrai aùv aùxw 8uo X^axat, ziç ex oe^wv xal eîç èÇ Eutoviijxwv.

3. V. 32 (coordonné au v. 26, supr. p. 659, n. 5). *]'yovro 8è xal êtspoi (Ss. omet L, et lit : « Et allaient avec lui deux malfaiteurs », etc.) ôuo xaxouoyot aùv aùxto àvaipE69]va;. 33. xai Ste ï]X6ov «cl tov t(»ïov tov xaXoû[j.Evov Kpavcov (cf. supr. p. 662, n. 2), Èxei èa-asipojjav aùrôv xaî tou; xaxoupyovç, ov uÈv Èx 8sÇtwv ov 8È èÇ aptaispâîv.

4. Vv. 22 (p. 662, n. 2), 24 a (p. 664, n. 5). 27. xal aùv aùrô) araupouatv 8ûo XrjaTa;, É'va Èx SeÇiwv xat Ëva IÇ eùwvûjjuov aÙToiï.

Al GOLGOTIIA 66^

légende a pensé trouver les noms ', n'ont pas été mis à mort a cause de Jésus : ils devaient être crucifiés ce jour-là. Mais peut-être aussi figuraient-ils comme les acolytes du Barabbas, du roi immolé K

Le texte commun :i de Marc présente en cet endroit un verset qui manque dans les plus anciens témoins 4 : « Et fut accomplie l'Écriture qui dit : « Et il a été mis avec les méchants 5. » La citation estd'Isaïe", et il est fort probable que Marc en faisait déjà l'application au Sauveur crucifié entre deux larrons. Mais, comme cet évangéliste s'abstient ordinairement d'introduire dans son récit les rapprochements de ce genre, et qu'on ne voit pas pourquoi le passage aurait été supprimé dans les plus anciens manuscrits, il est à croire que le verset a été interpolé d'après Luc 7. Les évangélistes, qui ont en pensée le texte d'Isaïe, regardent le voisinage des deux voleurs et l'assimilation de Jésus à ces misérables comme une ignominie, à laquelle viennent se joindre les insultes des passants, des prêtres, et celles des deux larrons8.

La mention des passants donne à supposer que le Golgotha se trouvait près d'un chemin fréquenté. Ces gens reprochent à Jésus la parole qu'on a déjà trouvée dans la bouche des témoins chez le grand-prêtre9. Marc et Matthieu, qui sont seuls à parler des insultes faites à Jésus par les gens du peuple, disent que les passants branlaient la tête en signe de dérision. Il doit y avoir dans ce trait une réminiscence du psaume XXII 10. On rit de ce Messie qui voulait

1. Dysmas et Gestas (Acta Pilati), ou bien Zoatham et Kamma(ms. c). Titus et Dumachus (Év. ar. de Venfance), Sur ces noms fictifs, cf. Clkrmont-Ganneau, Revue critique, 1883, II, 146-147, 196.

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