Cf. supr. p. 668, n
4. V. 34. ô Si 'It)CTou; 'ÉÀEysv ratêp, àçs; aùroïç 'où yàp ol'ôaaiv zi nocouaiv.
5. Cf. vv. 13-25; Act. ii, 23 ; ni, 13-15, et surtout 17. xal v3v, àSsXçoi, oISa otc y.oL-à. à-yvoiav £7tpa£aT£, oiaTZEp xal oî àp/ovT£; ujxûv, où l'on pourrait presque voir une référence à Le. 34, et qui, en tout cas, l'explique. Voir Schanz, Lk. 544.
6. MBD, sah. lat. a h d, Ss. On trouve la prière dans ACL, etc. mss. lat. Vg. Se. Irénée, Origène, etc.
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rapproché de la prière de Jésus celle du martyr Ktienne : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché • ! » Cependant les formules diffèrent passablement, et l'on ne peut pas dire que l'Evangile ait été interpolé d'après les Actes. Il n'en est pas moins vrai que l'addition reste plus facile à expliquer que l'omission 2, soit que l'on attribue celle-ci à l'influence des autres Synoptiques 3, ou bien au parti pris d'empêcher le Christ de prier pour les Juifs 4. La prière vient en surcharge entre la mention des deux voleurs et le partage des vêtements 5. Elle est destinée aussi à fournir l'accomplissement d'une prophétie. De même que le supplice de Jésus entre deux larrons réalise la parole d'Isaïe : « Il a été compté parmi les pécheurs 6 », la prière du Christ pour ses bourreaux réalise ce qu'on lit ensuite dans le même prophète : « Et pour les pécheurs il intercède 7. »
Qu'elle vienne de l'évangéliste ou de la tradition, et si conforme qu'elle puisse être aux sentiments de Jésus 8, cette glose ne semble pas appartenir à la tradition historique de l'Evangile ; mais on est obligé de reconnaître qu'elle est dans l'esprit et dans le style de Luc ; elle se comprend très bien de la part de l'évangéliste qui a fait pleurer le Christ sur Jérusalem 9, qui a conçu l'allocution du Sauveur aux femmes sur le chemin du Calvaire 1(), et la promesse du Crucifié au bon larron.
1. Act. vu, 60. xvpis, |A7) atr^rjç ajTOÏç tocuttjv tt)V à[iapttav.On cite également la prière de Jacques, clans Eusebe, Hist. eccl. 11, 23, 16. -apaxaXw, /.ùpt£ 6ée jWfrtp, açe; aÙTOt;- où yàp oiôaatv ti toioujiv.
2. L'accord de B et de D rend cette explication difficile. Brandt, 206, parle de « hasard » ou de « rapport inconnu.