‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 625 sur 729 · Cf. v. 25 ; supr. p. 666, n · texte numérisé non relu

Cf. v. 25 ; supr. p. 666, n

3. Noter l'espèce de reprise et de double emploi qui se trouve dans Me. 34taX Trj èvi-CT) topa È(3o7]a£v ô 'Irjjoîi; çojvt; ;j.eyà).Tj, et 37. ô 8è 'It)Uou; àepet; çcovr,v [xeyà- Xy|v l$E7TV£uaev. Cf. Le. 46, où les deux cris sont réunis en un seul.

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songer aux soldats romains ni au centurion qui présidait au supplice ; mais Simon de Cyrène, qui est allé jusqu'au Calvaire, et qui semble s'être joint plus tard aux disciples de Jésus, a pu suivre jusqu'au bout les péripéties de la passion; c'est par lui ou par d'autres personnes, par exemple des pèlerins galiléens, qui se trouvaient dans les mêmes conditions, que Pierre, dès le jour de la passion, s'il était encore à Jérusalem, et les autres disciples, un peu plus tard, ont pu connaître les quelques incidents qui ont marqué la fin de leur Maître.

Jésus, épuisé déjà par la flagellation, souffrait en silence les douleurs du crucifiement. La perte de sang, causée par le percement des mains et des pieds, n'était pas mortelle, parce qu'elle s'arrêtait bientôt. L'agonie d'un crucifié pouvait être très longue, et durer même jusqu'à trois ou quatre jours. « La vraie cause de la mort était la position contre nature du corps, laquelle entraînait un trouble affreux dans la circulation, de terribles maux de tête et de cœur, et enfin la rigidité des membres1. » Jésus goûta toutes ces horreurs, en attendant le dénouement fatal. La vie se retirait de lui peu à peu. Il mourut, comme meurent tous les hommes, lorsque le désordre introduit dans son organisme brisa le lien de son existence. On sait que sa mort fut prompte. Quel que soit l'accident particulier qui l'a déterminée, cet accident fut la conséquence immédiate du crucifiement. Il semblerait qu'une douleur intime, provoquée par la rupture de quelque organe vital, ait causé le cri que Jésus poussa, et la mort qui survint aussitôt.

D'après les deux premiers Evangiles, Jésus, peu d'instants avant d'expirer, aurait prononcé distinctement et à haute voix les premières paroles du psaume XXII : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » Dans les deux Evangiles, ces paroles sont citées en araméen, puis expliquées2. La citation araméenne était indispensable pour faire comprendre comment les auditeurs avaient pu, volontairement ou non, confondre le mot « mon Dieu » avec le nomd'Elie. Mais le texte de la formule sémitique n'a pas été fidè-

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