‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 692 sur 729 · Cf. vu · texte numérisé non relu

Cf. vu

5. V. 21 b. àXXà -j-e xat aùv rcàai toutoiç (cf. xvi, 26. Ss. Se. mss. lat. om. a. t. Le sens est : « et à tout cela s'ajoute que » etc.) TptT7]v TaÛTrjv f^épav ayst àç'ou taOta èyeveto. Beaucoup prennent impersonnellement le verbe ayet . l'usage de la langue réclame un sujet, lequel ne peut être « Israël », ni « le; temps », ni « ces choses », mais Jésus : « voilà le troisième jour qu'il passe » dans la tombe. Ss. : « Et il y a trois jours que ces choses sont arrivées. »

6. Elle est admise par B. Weiss, Lk. 681 ; Holtzmann, 422 ; Schanz, Lk. 559, etc.

7. V. 22. àXXà xai yuvatxÉç tive; è£ fjfiûv (D om. È. îj.) È£ÉaTYjaav f)JX«{, -fêvofievai opôptvaî ïm to fjLvr,p.EÏov, 23. xal [xtj eupoûaai xô atôpust aùxou t)X8ov Xfyouaai xat or.za.at'av <xyyêXwv ÉwpaxÉvai, oï XÉyouaiv aùxov Çîjv. 24. xat àn^XOôv xive; Twv <juv r\[).h iiti xô jjLVTjfjLEÏov, xaï Eupov oui»? xaôwç aï yuvatxsç eIjtov, aùxôv 8s oùx eTSov. Ss. Se. : « Et des

Jésus serait-il vivant comme le prétendent ces femmes? On n'ose même se le demander, tant cela paraît incroyable, bien que ce tombeau vide soit quelque chose de surprenant. L'allusion aux hommes qui ont vérifié l'absence du cadavre pourrait bien n'avoir pas eu d'autre objet, dans la pensée du rédacteur, que de corroborer le témoignage des femmes, sans viser aucun incident antérieurement acquis à la tradition, surtout la démarche attribuée à Pierre et au disciple bien aimé dans la quatrième Evangile *. Mieux vaudrait supposer que la source ou la tradition dont Luc dépend conduisait au tombeau tout un groupe de disciples, après les femmes 2.

Quand les deux disciples ont fini de parler, leur interlocuteur, à son tour, se met à les instruire : c'étaient, en vérité, des esprits bien peu ouverts à l'intelligence des prophéties, des cœurs bien lents -a se confier aux promesses divines ; ils n'ont pas compris que le Christ devait souffrir la mort pour entrer dans la gloire 3. La nécessité dont il est question ici n'est pas fondée sur l'idée de la rédemption 4, mais c'est la nécessité providentielle 5, c'est-à-dire l'accomplissement inévitable des prophéties. D'après ce discours, il semble que Jésus soit « entré dans sa gloire » le matin de la résurrection 6 ; mais il n'y est pas encore dans l'instant où il parle, et il y a comme une confusion du point de vue de l'évangéliste avec la perspective historique du discours. Il ne faut pas oublier d'ailleurs que Jésus n'est pas, en ce moment, dans le personnage du Christ, et qu'il

femmes d'entre nous sont allées au sépulcre où il avait été déposé ; et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues nous dire qu'elles avaient vu là des anges, et qu'elles avaient été fort surprises (transposition curieuse de èÇs'ott]ctocv, v. 22, dans le v. 23), et elles disent qu'il est vivant. »

1. B. Weiss, Lk. 682, et beaucoup d'autres. Sur le rapport de ce passage avec le v. 12, cf. supr. p. 732.

2. Les tivès twv <tjv rjfxïv, v. 24, correspondent en effet aux yuvaïxÉi; tiveç êç f)jxwv, v. 22. On conçoit que Luc ait hésité à raconter cet incident, et que Jean (xx, 2-12) l'ait exploité.

3. V. 25. xal aùroç el@;.v Tipo; aùxo'jç* to àvdïjTOi xa! [Jpaosîç Tfj xapôta to3 îttaTeÛEtv {D, om. t. Jï.) ènt 7iàuivotç IXxXrjaav oi zpocprjtar 26. oùyi tauta ISci zaÔeïv tôv Xpirrôv xai sîcreXÔEtv etç Tr(v 8o!jav aùtou ;

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