Cf. Act. xvi, 18; xix
Ils parleront de « nouvelles langues », c'est-à-dire des langues à eux inconnues, autres que leur langue maternelle. Peut-être faut-il lire simplement : « ils parleront en langues » ; mais il est peu probable que l'auteur ait compris le don des langues comme Paul l'a décrit dans la première Epître aux Corinthiens ', et non comme Luc le représente dans les Actes 2. Ils prendront des serpents avec leurs mains 3, et n'auront pas à craindre leurs morsures. Peutêtre y a-t-il ici une allusion au fait raconté dans les Actes ''. Le breuvage empoisonné qui ne fera pas de tort aux croyants n'est pas à prendre pour une métaphore. L'auteur doit avoir eu en vue 1 histoire de Joseph Barsabas, telle que Papias la racontait 5, ou quelque trait semblable. Quant aux guérisons de malades, on en trouve plusieurs dans les Actes (i, et spécialement par l'imposition des mains. Peut-être le rédacteur a-t-il trouvé, dans quelque écrit antérieur, ce développement, qu il substitue au texte plus simple du premier Evangile 7. Bien qu'il dépende en partie de Matthieu, il ne parle pas delà montagne, et il s'abstient de dire où étaient les apôtres quand ils reçurent l'ordre d'évangéliser le monde; d'après l'économie générale du morceau, on ne peut les supposer qu'à Jérusalem.
Marc, xvi, 19. Le Seigneur, après leur avoir ainsi parlé, fui enlevé au ciel, et il s'est assis à la droite de Dieu. 20. Et eux s'en allèrent prêcher partout, le Seigneur les assistant et confirmant la parole par les miracles qui l'accompagnaient.
L'entrevue de Jésus et de ses disciples, n'étant pas un fait déterminé, a une conclusion indéfinie. Pour demeurer fidèle à son cadre, l'auteur dit que c< le Seigneur, après avoir parlé à ses disciples »,