Cf. I Cor. x, 1-6, 14-21 ; vi
3. V. 23. xai Xapà)v (A etc. tô ) JîOTTÎpiov eù/^apiaiTÎaaç Iocoxêv aùroî;, xat Itciov IÇ aÙTOu nxvTe;. 24. xaî sIjtev aùrofç* tojto iaitv x6 aT^ia (xou t^; (A etc. xaivTÎç) ÔiaOrJxTj; tÔ Ixy uvvo{jl£vov uTrep jcoXXûv.
4. V. 27. xai Xa^côv (ACD etc. lo] ;:oTTÎpiov xat euy apiarr^ja; i8<ux£v autoî; X^ytoV TzUzi iÇ ajTou TiavTe;' 28. touto yâo Ijtiv tÔ araà {jloj t^; (ACD etc. xaivfi;) Bia'bjxrjÇ (Ss. : « Ceci est mon sang, la nouvelle alliance ») xo Tcepl ::oXXojv ixyuvvofjievov £tç a^Êdiv à[iapTi(dv.
« buvez-en tous », fait écho à Marc, c et ils en burent tous »; elle correspond à ce que le Christ dit pour le pain : « prenez et mangez » *, comme si l'auteur avait souci dVquilibrer le récit, ou se conformait au rite établi, dont il accentue la nécessité ^. Les mots : « pour la rémission des péchés ^ », ajoutés dans Matthieu, ne font que rendre plus sensible l'idée de sacrifice expiatoire, contenue déjà dans la formule plus courte de Marc. Les mots : « Ceci est mon corps », venant après la fraction du pain, et en parallélisme avec le sang répandu, ne signifient donc pas seulement que le corps de Jésus, représenté par le pain, a été livré à la mort, mais ils signifient de plus que cette mort a le caractère d'un sacrifice, tout comme les mots : « Ceci est mon sang », le sang « de l'alliance répandu pour plusieurs », ne signifient pas seulement que le sang du Sauveur, représenté parle vin, sera bientôt versé par ses bourreaux, mais que ce sang a été répandu par une immolation véritable ^. La fraction du pain, et le vin dans la coupe figurent ce sacrifice, en sorte que les paroles évangéliques, prises dans leur sens naturel, renferment ce que la tradition chrétienne n'a pas cessé d'y trouver : la notion de sacrifice attachée à la mort de Jésus, et la commémoration de ce sacrifice dans l'eucharistie.
Mais l'eucharistie elle-même n'est pas un simple mémorial, un pur symbole de la mort subie par Jésus, et de sa vertu expiatriee; c'est un acte rituel qui rend les fidèles participants au Christ dans sa mort ; elle ne rappelle pas seulement le sacrifice de la croix ; elle effectue la communion des fidèles entre eux et avec le Christ; comme ils reçoivent mystiquement le corps et le sang du Sauveur, ils sont eux-mêmes en lui un seul corps, et ils sont par lui du même sang, d'un seul esprit ^. Les variantes des évangélistes montrent d'ailleurs que les formules de l'institution ne sont pas regardées comme des mots sacramentels, opérant ce qu'ils signifient, mais comme des explications du symbole, qui peuvent être complétées*. Il n'y a pas lieu de raisonner sur ce que « le sang » du