Opinion de Scuanz, Lk, 505. Cf. B. Weiss, Lk
6. V. 45. TOTÊ ôirivoiÇev aÙTwv tôv vouv toj auviivai 'xç ypasaç. Cf. supr. vv. 31-32, p. 763, n. 2; p. 764, n. 1, où Ton a comme la représentation symbolique de cet éclaircissement, (^cst la contrepartie de xvin, 34, supr, pp. 231-234.
disciples eux-mêmes sont chargés de procurer Taccomplissement. 11 faut donc dorénavant prêcher partout, en commençant par Jérusalem, la pénitence pour la rémission des péchés *. On retrouve ici ridée de Tévangélisation universelle, aussi clairement mais moins fortement exprimée que dans Matthieu *. En même temps qu ils ont compris que Jésus, par sa résurrection, était entré dans la gloire messianique, les apôtres sont supposés avoir compris que Juifs et Gentils devaient le reconnaître ; qu'eux, ses témoins, devaient le leur annoncer ; que les temps prédits par les prophètes étaient enfin venus. Le programme tracé par Jésus est celui qu'on retrouvera au commencement des Actes ^. La prédication des apôtres sera fondée sur le nom du Christ, Tunique Sauveur^ ; c'est en son nom, à sa place, que les apôtres enseigneront ; c'est par la vertu de ce nom que sera acquise dans le baptême la rémission des péchés ^.
Comme le discours du Christ en Matthieu, les paroles que Luc attribue au Sauveur résument la pensée de TEglise touchant les événements qui ont suivi la mission apostolique chez les Gentils. C'est bien de Jésus ressuscité qu'elle avait reçu Tordre d'évangéliser toutes les nations, car c'est la foi à la résurrection qui a fait les apôtres missionnaires, et qui a fondé TÉglise. Mais Luc anticipe sur la marche réelle du mouvement chrétien. Le discours est tenu à Jérusalem, présentée comme point de départ de Tévangélisation ^^ ;
1. xal ii'jzzy auioiî 46. ot: o-jtco; y-ï?*^"^*^ (^ etc. Vg. ajoutent xxi ojTtoç e8ei ; cf. XXIV, 26) TcaÔEÎv TÔv Xpiorôv xai ivaairivat exv£x&6Sv (D om. ex yîxptoy; trois mss. lat. Ir. lat. om. xfî ip. tj.) rg tpÎTT) Tjjxipa, 47. xal xrjpu/^6f,vai «7:1 ko ovdfjLatt auTou (Wbllhausen, Le, 141, fait remarquer la correspondance de cette formule avec la leçon d'Eusèbe dans Mt. xxviii, 19, supr, p. 752, n. 2) jxtiavoiav eîç (ACD etc. lat. Vg. Ss. ont xai au lieu de tlç ; cf. m, 3, et Act. v, 31) açsjiv àfjiapTicuv eîç ;:xvTa ri éBvt), àpÇa{jL£voi (D, apÇajAfvtov ; A etc. àpfaaîvov) iTzô 'lepouaaATJjx.