‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 707 sur 733 · Cf. Act. ii, 38; supr, p. 750, n · texte numérisé non relu

Cf. Act. ii, 38; supr, p. 750, n

6. Luc ne veut pas dire autre chose dans àpÇotjiÉvoi oliiô 'lepoujaXrjji; c'est pourquoi il n'est pas nécessaire de rattacher (avec B. Weiss, Lk, 690) ce membre de phrase à ce qui suit : 48. OjjLstç jxiprjpe; toûtwv, sous prétexta que Tévangélisation des Gentils n'a pu commencer à Jérusalem. Pour Tidée, le passage est à commenter par Act. i, 8, et pour la gaucherie de la proposition, il est à comparer à d'autres endroits précédemment cités [supr. p. 762, n. 2), où le même

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Thistoire a fourni celte donnée au discours; mais la mention expresse de la ville ferait presque supposer que, dans la source d'où il provient, le discours était prononcé ailleurs, ou bien que Tévan- ^éliste ne s'inquiète pas autrement du lieu où Jésus est censé se trouver. L'allocution n'est pas de circonstance : instruction du Christ immortel à TEglise déjà constituée ; expression de la foi jugeant^ cinquante ans environ après la mort du Sauveur, le développement de rœu>Te évangélique.

Il est certain que les apôtres, s'étant enfuis en Galilée, ne sont pas revenus dans la ville sainte sans y avoir été déterminés par les circonstances et par le réveil de leur foi, par le sentiment des devoirs que leur mission leur imposait. L'œuvre d'évangélisation a commencé à Jérusalem. C'est pour cela que le narrateur, qui a déjà installé toute la communauté chrétienne dans la ville sainte, ouvre^ dès le soir même de la résurrection, la perspective de la prédication universelle. Les disciples attesteront * les faits sur lesquels repose réconomie du salut, à savoir la mort et la résurrection de Jésus, puisqu'ils ont vu lune et l'autre, et ils seront en mesure de prouver que les Écritures annonçaient ce qu'ils ont vu, ainsi que Tœuvre de conversion dont ils sont les instruments ~.

C'est du moins le sens naturel du discours. Mais la maladresse de la construction grammaticale invite à ne pas chercher une logique trop étroite dans le rapport de la dernière assertion avec ce qui précède. Il est sûr que l'auteur considère les apôtres comme témoins des faits évangéliques '\ bien plus que de la preuve scripturaire dont lui-même est préoccupé, cette preuve étant d'ailleurs subordonnée au témoignage concernant les faits.

L'œuvre du salut ne doit pas être inaugurée tout de suite. Le souvenir de la réalité détermine l'indication d'un intervalle assez Iong« qui reste ici indéterminé, entre le jour de la résurrection et le début de la prédication apostolique : Jésus enverra à ses disciples ce que

mot se rencontre. On dirait que Luc dépend d'une source où les apôtres recevaient directement Tordre de prêcher (J. Weiss, Lk, 663), et que la subordination de cet ordre à la prophétie a créé l'irrégularité du rapport grammatical entre àpïaiAEvoi et ce qui précède.

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