‹ Les Évangiles synoptiques (volume 4)Chapitre 708 sur 733 · Cf. AcT · texte numérisé non relu

Cf. AcT

le Père a promis *, c'est-à-dire Teffusion du Saint-Esprit annoncée par le prophète Joél 2^ qui sera cité expressément au livre des Actes 'K Dans le quatrième Evangile \ non seulement la mission des apôtres, mais la communication du Saint-Esprit sont rapportées au soir même de la résurrection. Les deux évangélistes ont voulu exprimer la même idée : c'est par Tordre du Christ immortel, sous l'impulsion de son Esprit, que les disciples ont entrepris la conversion du monde. Mais le quatrième Evangile contemple d'un seul regard le mouvement qui commence le jour de la résurrection, tandis que le troisième fait une certaine part à l'intervalle réclamé par le travail intérieur qui s'est opéré dans les apôtres avant qu'ils aient recouvré ou acquis la pleine conscience de leur mission, et que leur foi se soit de nouveau manifestée par l'action.

A raison de ce délai, Jésus prescrit à ses fidèles de rester à Jérusalem jusqu'à ce qu'ils aient reçu « la force d'en haut ». Ainsi qu'il a été observé précédemment, si l'on prend cette conclusion du discours comme lettre d'histoire, les disciples n'auront pas quitté la ville sainte depuis le jour de la passion jusqu'à la Pentecôte, et il n'y aura pas eu d'apparitions galiléennes, puisqu'il n'y avait pas un seul apôtre en Galilée. Luc fait parler le Sauveur conformément au plan systématique adopté par lui-même pour le classement dea matériaux traditionnels. 11 a l'idée d'une sorte de stage par lequel a passé la vocation des apôtres avant que ceux-ci aient commencé à prêcher; mais la forme de ce stage n'est pas conçue moins systématiquement que sa durée.

Luc, XXIV, 50. Et il les emmena jusque vers Béthanie, et, levant les mains, il les bénit. 51. Et il advint que, en les bénissant, il s'éloigna

1. V. 49. xal îÔoj (nDL, mss. lat. V^. Ss. om. t.) iyw eçariojriXXca tVjv inoLy^zXiai^ Toiî jiaTpcî; (D e om. t, t:., ce qui donne : « ma promesse )», leçon acceptable. Cf. Wellhausen, Le. 142) (jlo'j (a om. (i.) S9*6[iàî* (t[xiî; hï xaOïaaxK Iv xj izoXti ecj; oI svôuoTiaOc £? j^ou; ôjvifxtv (AD etc. lat. Vg. Ss. et Se. 8. s. i».). Sur la promesse, cf. AcT. I, 4; n, 33. On peut se demander si Luc n'avait pas écrit simplement ici TTjv £:ixYycX''»v, qui est en soi aussi clair que t. è. tou ;:arpoç, et qui est suffisamment déterminé quant à son objet par « la vertu d'en haut ». Sui' le rapport de « Tesprit » et de « la force », cf. i, 17, 35 ; I, 283, 291. u La promesse » est mentionnée, sans plus d'explication, dans Act. ii, 39; cf. xiii, 32; XXVI, 6.

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