‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 101 sur 829 · Cf. supr. loc. cil · texte numérisé non relu

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appartenir au ministère hiérosolymitain. Pour se faire une idée du discours contre les pharisiens, il faut le lire ailleurs que dans Marc. Le mot sur la veuve aux deux liards a toutes les apparences de l'autlienticité. On n'en peut dire autant de rallég-orie des Vignerons, ni surtout du discours apocalyptique * . Ce discours altère aussi gravement la perspective historique du ministère hiérosolymitain que le discours des paraboles, dont il est devenu comme la contre-partie, altère, avec sa théorie de Taveuglement d'Israël, la perspective du ministère galiléen.

Le repas de l'onction paraît être un dédoublement de la dernière cène ^. Les préparatifs de celle-ci, l'annonce de la trahison, celle de la dispersion des disciples, du reniement, à plus foi^te raison celle de la résurrection sont des arguments et non des souvenirs de la tradition ^. Le seul point ferme dans la relation du dernier repas est le prochain rendez-vous que Jésus donne à ses disciples pour le festin messianique. Les additions et modifications que l'évangéliste a fait subir à la veillée de Gethsémani manquent de base traditionnelle : il reste seulement que les disciples et Jésus lui-même ont prié pour que le Sauveur n'entrât pas en tentation ^. L'arrivée de Judas et de sa troupe a été inattendue, contrairement à ce que Marc veut signifier. Le récit de l'arrestation voile la lutte des disciples et leur défaite : Jésus n'a pas adressé de discours aux satellites du grand-prêtre, mais ses disciples ont essayé de l'arracher à la troupe armée ; inférieurs en nombre, surpris, déconcertés et battus, ils ont pris la fuite *'.

Le procès devant Caïphe est une fiction apologétique. En revanche, l'incident historique du reniement est facile à reconstituer, nonobstant les additions et les retouches de la rédaction évangélique ''. Ces additions et retouches sont beaucoup plus considérables dans le récit du procès devant Pilate, d'où l'on doit sans doute éliminer l'épisode de Barabbas, afin de laisser au procurateur toute la responsabilité de la sentence qu'il a portée lui-même, et lui seul, contre Jésus convaincu de prétention messianique, sur la simple dénonciation des prêtres '' . On sait ce qui résiste à la critique dans les récits de la passion, et combien peu de garanties offre l'histoire de la sépulture et de la découverte du tombeau vide ^. Bien qu'il soit malaisé de faire dans ce développement légendaire la part

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