xxiii, 5o-o6 (Me. XV, 47-xvi, 1 ; Mt. xxvii, tilj
I I. XXIV, t-6 Me. XVI, 2-7 ; Mt. xxvni, 1, 5-7).
12. XXIV, (i-7. " Jus({iie-là le récit de Marc ti'ansparaît chez Luc aussi bien que chez Matthieu; désormais ils s'éloignent tout à fait l'un de l'autre et ne se laissent plus comparer, parce que le fond commun n'existe plus ; celui-ci cesse iivec Me. xvi. H: Luc. comme Mallliieii, n'a rien trouvé <k' phis dans Marc. » Wki.liiaisen, Le. i'M ; E. ^t' .
l.{. XXIV, U-ll cf. Me. XVI. 7-H ; Mr. xxviii, 7-8).
IL Ci', viii, 2-:!, et Me. xv. 41 Mr. xxvii. .")'!).
sug'gérées par une source spéciale ; mais la rédaction doit appartenir dans son ensemble à l'évangéliste.
Il faut sans doute en dire autant des apparitions de Jésus ressuscité., le récit d'Emmaùs ', où Luc paraît s'être complu, et la manifestation à tous les disciples ^, où le discours du Christ •' porte principalement la marque du rédacteur ; d'autres détails peuvent provenir de récils antérieurs, et Luc, qui ig^nore délibérément les apparitions galiléennes, ne se sera pas fait faute d'employer ce qu'il en pouvait transposer dans les apparitions hiérosolymitaines. Mais la critique manque ici d'un sûr moyen de contrôle. Le dernier chapitre de Jean n'est lui même qu'un débris de la tradition galiléenne, et l'on a pu voir précédemment le parti assez inattendu que le rédacteur du troisième Kvangile a tiré de la pêche miraculeuse '. Bien qu'il semble ici rapporter au jour même de la résurrection la séparation du Christ d'avec les siens, le discours du Sauveur et la conclusion du récit montrent que l'idée générale et le plan de cette tin d'histoire sont les mêmes qui se rencontrent au début des Actes ' : les apôtres n'ont pas quitté Jérusalem ; le Christ, leur apparaissant corpoi'ellement, leur a donné mission pour fonder l'Kg'lise ; et cette mission a été inaugurée en etlet, peu de temps après, par la venue de l'Esprit-Saint. Ce cadre systématique, qui ne vient pas de la tradition primitive de l'Évangile, et que Matthieu même ne soupçonne pas '', pourrait appartenir en [)roprc' au rédacteur de Luc et des Actes.
L'autorité de Luc, en tant que source de l'histoire évangélique, est à peu près la même que celle de Matthieu. N'étant pas, de son propre aveu, un témoin original, mais un collecteur diligent de renseignements traditionnels, il n'a que la valeur des témoins qu'il représente. Il a d'ailleurs fait autre chose que recueillir les traditions et les documents. Ses procédés de mise en œuvre, la liberté de ses transpositions, de ses retouches, de ses additions, ne permettent pas de le considérer comme un historien au sens propre du mot, ce à quoi il ne prétend pas en réalité, mais comme un catéchiste bien instruit et pénétré de son sujet ^.
En ce qui regarde l'enseignement du Christ, il permet de contrôler et de compléter Matthieu, comme il peut être contrôlé sur beaucoup de points, et complété sur quelques autres par lui. En conservant un plus