‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 154 sur 829 · Cf. I, 4, et le commentaire du prologue · texte numérisé non relu

Cf. I, 4, et le commentaire du prologue

LE TROISIÈMIi KYAN(;iI>K 16.^

j^rand nombre de sentences à l'étal dispersé, il a sans doute mieux gardé la distribution des anciens Lof/ia, mais, pas plus que Matthieu, il ne s'est défendu d'y pratiquer des additions, des retranchements et des retouches plus ou moins considérables. On a pu voir que, dans certaines occasions, il abrèj;;e, dans d'autres il paraphrase, parfois il découpe, d'autres fois il assemble. En général il semble avoir moins respecté que Matthieu le texte de la source '. Toutes les modilications introduites dans ce texte ne lui sont pas d'ailleurs imputables; mais il est souvent malaisé de discerner, dans les éléments et combinaisons secondaires, ce qui appartient au\ derniers rédacteurs des Evangiles de ce qui doit être attribué à des rédacteurs intermédiaires. L'adjonction des malédictions aux béatitudes -, la dislocation du discours contre les pharisiens •', les gloses de l'Econome infidèle ', de Lazare ', de la ^'eu^ e '', des Mines ' sont caractéristiques de la manière de Luc ou de la tradition qu'il représente. Quand il combine les sentences primitives en discours suivi, il abrège \ olontiers et il devient facilement obscur •''. Les compilations de Matthieu sont bien plus simples d'arrangement et plus intelligibles. Pour venir en aide à ses lecteurs, Luc a souvent suppléé les introtluctions et les mises en scène que la source ne lui fournissait pas ; il les a ordinairement déduites du morceau qu'elles prélèdent, et d'après le sens qu'il lui attribuait ou la leçon qu'il en voulait tirer, (les introductions n'ont que la valeur de conjectures, et il en est qui sont très peu réussies : celle qui précède la parabole du Semeur '' est maigre et insuilisante ; celle du discours aux Soixante-douze'", si l'on fait abstraction du symbole, ne s'accorde pas avec le contenu même de ce discours ; l'idée de rattacher la levon de la prière à une oraison du Sauveur " est de médiocre invention; on jieut en dire autant de la combinaison qui met le discours contre les pharisiens dans un repas pris chez l'un d'entre eux '-'. et de celle qui transforme en propos de table la parabole du Festin '-^ L'introduction à la parabole des Mines ' '', ([ui veut faire

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