‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 158 sur 829 · X. ( ;f. supr. p. lî · texte numérisé non relu

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1(1. Cf. supr. p. i:i;{.

LE TROISIÈME ÉVANdILE 1 Hl>

voyage de Judée sont très vagues comme récit, et de valeur historique incertaine; elles ont été recueillies ou arrang-ées pour le symbolisme'. J^a menace d'Hérode ;i chance d'être un écho de la Iradilion historique, mais la sig-nification de Fincident est complètement perdue dans la rédaction de Tévangéliste -'. L'anecdote des dix lépreux ■* est un cas analogue aux deux histoires sabbatiques dont il \ ieni d'être question, et l'on peut en dire autant de Zachée ', bien que le héros de l'histoire soit nommé. La comparution dev;inl Hérode semble être dépourvue de toute réalité ; en soi, c'est une licli(Mi parallèle à l'épisode de Barabbas ; mais quoi qu'en pensent plusieurs critiques, Luc ne semble pas avoir inventé Tune plus que l'autre '. Les récils de la résurrection matérialisent et transforment les données primitives, et même les légendes antérieures, à un point tel que l'historien nen |)eul rien retenir comme matière de l'ail. Luc a voulu ]>rouver la réalité physique de la résurrection et 1 institution formelle du christianisme par le Christ lui-même.

Le caractère fictif des récits de l'enfance est moins apparent dans le troisième Kvangile que dans le premier, parce que ces récils sont beaucoup mieux construits comme légende et ne ressemblent pas à un niidrHsh sur les prophéties messianiques''. Le merveilleux en est moins banal et moins enfantin. Ils tiennent plus de compte des vraisemblances historiques. 11 parait cependant impossible de leur reconnaître une plus grande valeur de fond. Les imitations de l'Ancien Testament sont flag^rantes. J^'annonciation et la naissance de Jean -Baptiste sont un produit de l'imagination lég-endaire, et les noms même de ses parents pourraient bien n'appartenir pas plus à l'histoire que le personnage de l'ang-e (iabriel. Lannonciation du Sauveur et sa naissance à Bethléem n'offrent pas plus de garanties. Le moyen presque mécanique dont le narrateur s'est servi pour faire naître le Christ dans la patrie de David se fonde sur un anachronisme des plus fâcheux, le recensement de Quirinius étant postérieur d un.e dizaine d'années à la mort d'Hérode le Grand. Il est douteux que lanecdole de Jésus à douze ans repose sur un souvenir authentique. Les deux premiers chapitres de Luc intéressenl l'histoire des croyances chrétiennes, non l'histoire du Christ. Sa généalog-ie du Sauveur n'est p<is plus à considérer que celle de Matthieu.

Mais l'incompiilibililé des deux l^ang-iles sur les circonstances qui ont

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