‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 160 sur 829 · Supr. p · texte numérisé non relu

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4. Voir, par exemple, Blass, /iv. .svc. Lucnni, secundiim fonnain qiiae viih'lur l'omanmn, pr;ipf. \. Mais celte opinion a surtout la laveur des exégètes catholiques.

."). cr. xiipi-. p. I IX.

Il est cerlain que le troisième Évangile et les Actes ont le même auteur, et que lEvang-ile a été écrit crabord '. L'on peut, par conséquent, recueillir dans les deux livres les indications qu'ils peuvent contenir touchant la |)ersonne de Técrivain et Fépoque de son activité littéraire. A première vue, il semble que les Actes fournissent un arf^ument précieux en faveur de lattribution traditionnelle. Dans une bonne partie de ce livre -, le récit se fait à la première, personne du pluriel, comme par un témoin oculaire et un compagnon de FApotre. La précision des renseignements ne laisse pas le moindre doute à cet égard. Il est vrai que le disciple narrateur ne se nomme pas; mais, d'après le récit même, complété par les b^pitres de Paul, on n'a pas le choix entre beaucoup' de noms. Celui de Luc ne s'imposerait pas autrement, si la tradition ne devait avoir eu motif de le préférer à d'autres ■*. Reste à savoir si les Actes sont une composition homogène, et si le « nous » n appartiendrait pas à une source qui serait bien l'œuvre de Luc, introduite dans une com])ilation plus récente qui devrait être attribuée à un autre auteur. Le maintien du i< nous » est jjarfaitement compatible avec cette hypothèse, soit qu'on l'impute à une sorte de paresse du rédacteur, qui n aurait pas pris la peine de modifier en ce point la forme du récit qu il exploitait, soit qu on 1 attribue à l'arrière-pensée d'un écrivain qui n aurait pas été fâché de communiquer par ce moyen à l'ensemble de son leuvre l'apparence d'un témoignage tout à fait direct et autorisé, ou bien même qui aurait eu l'intention de faire passer cette œuvre sous le nom du personnage apostolique dont il possédait l'écrit original.

Or il parait difficile d'admettre que l'auteur des Actes ait été lui-même un disciple de Paul : il se montre compilateur en des occasions où il devrait savoir ; lui qui parait si près de Paul pendant les dernières années de celui-ci, se montre presque étranger à sa pensée ; il néglige la théologie des Épîtres ' ; en telle circonstance capitale dans la vie de l'Apôtre, notamment dans la relation de la querelle sur les observances légales, et de l'arrangement pris à Jérusalem entre Paul et les apôtres galiléens, il donne un récit de convention qui correspond fort mal à ce qu'on lit dans l'l']pître aux Galates ', et qu'on n'imagine guère avoir pu être écrit

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