‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 169 sur 829 · Me. XV, 33, 38-31» : supr. p. t · texte numérisé non relu

Me. XV, 33, 38-31» : supr. p. t

Vi. Me. XIV, ")3A, "ia-fia : aiipr. p. 102.

♦). Me. XV. 6-U>;/ ; supr. p. 103.

Les évangiles plus récents uccusenL le cléveloppemenl du travail légendaire : Matthieu et Luc accentuent, chacun à sa façon, la liberté souveraine du Christ en face de la troupe qui est venue le prendre à Gethsémani '. Les trente deniers de Judas, son suicide, « le champ du sang - », procèdent de Timagination populaire et de Téxégèse fantaisiste. Tune réagissant sur l'autre. La femme de Pilate, comme son mari, vient rendre lémoignage à l'innocence du Sauveur •' : Matthieu, qui a prêté tant de songes révélateurs à Joseph, dans les récits de la naissance, en trouve un pour la femme du procurateur dans l'histoire de la passion. J/Kcriture lui fait mêler le fiel au vin que Ton présente à Jésus sur le Calvaire ' ; il ajoute de son chef au tremblement de terre l'ouverture des tombeaux et la résurrections des morts •''. Luc est légendaire dans sa description de Fag^onie à Gelhséniain '', dans la guérison de l'oreille coupée au moment de l'arrestation', dans la participation d'Hérode au procès du Christ *'. En vc dernier cas, il est de plus apologiste, et il réussit tant bien que mal, en exploitant un récit qui substituait Flérode à Pilate comme juge du Christ, à transformer Anlipas lui-même en témoin de l'innocence de Jésus. L'allocution aux femmes de Jérusalem, la prière du Christ pour ses bourreaux, l'échange de propos avec le bon larron, l'acte d'abandon suprême au Père céleste '* sont des traits d'édification où l'on a voulu représenter la grandeur et la bonté vraiment divines du Sauveur. Dans tous ces développements, ce n'est plus seulement la foi qui domine le souci de l'exactitude historique : il en a été ainsi dès le commencement ; c'est la dévotion, née de la foi, qui se satisfait tlans les peintures qui lui semblent les plus dignes de son objet.

Mais il ne suffisait pas que la mort de Jésus eût été telle qu'il convenait au Chi-isl, il fallait également que son ministère, tant dans les actes que dans lenseigiiemenL répondit à la dig^nité messianique; il fallait aussi que ses origines fussent telles que le voulait la tradition interprétative des anciennes prophéties.

Il ne paraît pas douteux que Jésus ait fait, pendant le temps de sa prédication, un certain nombre de cures merveilleuses. On doit remarquer cependant que les récits évangéliques , nonobstant le développement

1. Mt. XXVI, 0 2-^3 (■);( ; supr. p. liVi; Le xxii, ^îl-r»;}; aupr. p. 1(ii.

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