Cf. Mr. IV. 17: Me. i. i
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écrites, par lesquelles, après qu'elles l'urenl de\enues eanouiques, ce qui nélait pas à jamais perdu tut garanti pour les siècles des siècles.
Mais ces rédactions ne sont nullement une sténoi^raphie tles paroles qui ont été prononcées par le Sauveur. Jésus parlait un dialecte arainéen. Indépendamment du déchet considérable qui vient d'être signalé, il faut donc tenir compte des modifications et altérations accessoires qui ont dû s'introduire par le fait de la traduction. Les interprètes ont rté les prédicateurs mêmes de l'Evangile, qui visaient beaucoup moins à l'exactitude qu'à l'édification. Le même principe qui avait présidé à la sélection dos sentences et des paraboles gouverna leur transmission quand elles lurciit écrites et traduites. On répétait et rédigeait sentences et paraboles selon qu on les comprenait, et de façon à les rendre intelligibles dans ce sens, pour le plus grand bien de la communauté. On ne se défendait ni des omissions opportunes, ni des retouches utiles, ni des additions interprétatives ou des compléments que paraissaient demander les circonstances.
Le texte des paraboles était, seml)le-t-il, moins litlèlement gardé que celui des sentences '. (Test que l'imagination des évangéiistes, prédicateurs ou écrivains, était plus excitée dans la relation d'une histoire que dans celle d'une pensée; peut-èli'e aussi comprenait-on c{u une ceitame rigueur importait plus à l'égard des sentences doctrinales qu'à Tégard des récits destinés à illustrer la doctrine. En général, les paraboles ont été traitées à peu près de la même manière que les récits de miracles et des autres faits de la vie du Christ. Ce sont des tableaux dont l'esquisse, au moins pour la plupart, est fournie par la tradition, mais où lespiil du narrateur s'exerce plus ou moins dans le choix des détails et des couleurs. .\utanl c|u on en peut juger, le texte des |)arab(>les a été iissey. llnide jusqu'à la composition des l^Aangiles synopticpies, ou. plus exactement peut-être, jusqu'à la canonisatimi de ce^ l'.vangdes, qui a mis fin au travail de rédaction. Il n'est pas nécessaire de pousser bien loin la comparaison des textes pour s'apercevoir que chaque i-édacteur a raconté, en fait de paraboles, ce qui lui plaisait et comme d lui plaisait -, c'est-àdire en la foi-me qu'il jugeait la meilleure pour faire goûter le récit et faire valoir la signification qu'il lui donnait. Les divergences ne portent pas seulement sur la place assignée à telle ou telle parabole dans la l'haine des récits, mais sur les détails descriptifs et quelquefois même sur l'application des fables évangéliques.
C est un fait digne de remarque, et en lui-même, et parce qu'il éclaire tout le travail de la pensée chrétienne sur les souvenirs de l'Evangile, que les paraboles aient été soumises au même traAail dallégorisation