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4. Voir le commentaire de Mt. xvi, t3-t6. ;». Cf. VoLZ, Jndische Eschatologie, 216-217.

\. LoisY. — Les Evangiles synoptiques. 13

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auprès de Dieu, après Dieu, cet être transeendaul. Homme idéal el sauveur des hommes en tant que sauveur d'Israël, par destination, n"avait-il pas aussi un rôle cosmique, n'était-il pas aussi un intermédiaire, un agent, un vicaire divin dans Tordre universel. Les anciennes spéculations sur la sagesse venaient ici au-devant de l'espérance messianique el de la tradition apocalyptique. Dieu avait tout tail par sa sagesse ' ; cette sagesse personnifiée se plaçait entre Dieu et le monde comme un démiurge bienfaisant; elle devait aisément s'identifier et au roi libérateur d'Israël et à ce triomphateur divin qui, dans la tradition des mythologies orientales el de l'apocalyptique juive, assurait la victoire finale du Créateur sur les puissances ténébreuses -.

Paul a déjà l'idée d'un Christ préexistant à sa missicm terrestre, homme supérieur', homme céleste, homme divin, qui devient le Messie historique en la personne de Jésus •' ; dans l'Kpître aux Colossiens, ce Christ a un rôle cosmique el n'est pas seulement l'antitype d'Adam, il est le médiateur entre Dieu et le monde comme entre Dieu et l'homme, il est le créateur aussi bien que le rédempteur '. L'Épitre aux Hélîreux associe de même l'idée du Fils unique, parole de sagesse et de puissance, par qui le monde a été tait, et le Christ souverain prêtre, qui réconcilie à Dieu tout le genre humain '. L'identification de Jésus au Logos de Philon n'était plus qu'une affaire de temps et de mots : on la trouve accomplie dans l'Apocalypse et dans le quatrième Évangile^; l'idée du (Christ préexisiant n'est pas expressément formulée ni même insinuée dans les Evangiles synoptiques. On a pu voir néanmoins que la théorie paulinienne de la rédemption y a pénétré, et qu'elle a même exercé une influence considérable sur la mise en œuvre des souvenirs apostoliques, principalement dans le récit de la dernière cène; soit dans ce récit, soit dans une autre occasion ", la tradition n'hésite pas à la mettre dans la bouche du Sauveur. L'identification du Christ à la sagesse éternelle est implicitement énoncée dans la parole : « Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, ni le Fils si ce n'est le Père ** ».

Il ne faut pas, du reste se représenter le travail de la pensée chrétienne comme un effort pour dénaturer l'histoire au profit d'opinions abstraites.

i. Cf. Prov. VIII, 22-31.

2. Cf. GuNKEL, 27-35, 85-96; liiiiiVNii, Bible [iroblema, 7t)-8.">, et imssini.

3. I Cor. xv, 44-49; II Cor. viii, 9; Gai., iv. 4: Phii.. u, H.

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