‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 190 sur 829 · Me. VI, 1-2: Mt. X, 7; Le. x, i · texte numérisé non relu

Me. VI, 1-2: Mt. X, 7; Le. x, i

3. Cf. Mr. X, '■'), et le commentaire. 4-. Me. VI, t.3 (Le. IX, 6; x, 17).

:). Me. VI, 14. Voir le commentaire de cette notice, t.. Me. Il, IC: Mr. xi, 19: xxi, 3t.

A. Lois'i . — Les Evangiles sijnoptiqnes. 1 i

même des idées qui pouvaient sembler révolutionnaires, touchant le sabbat et les purifications légales *. Les « pécheurs » venaient à lui, et il leur garantissait le pardon de Dieu. Il frayait avec les publicains, ces collecteurs de l'impôt romain, doublement suspects, à raison de leur profession et comme agents de l'étranger. Il ne repoussait même pas les prostituées ^, et il allait jusqu'à dire que tous ces gens sans loi précéderaient dans le royaume céleste les prétendus justes de la Loi -K II ne s'interdisait pas de critiquer la piété pharisaïque et de taxer les pharisiens d'hypocrisie ■'. Selon lui, la vraie religion était celle du cœur, et la vraie perfection, la charité désintéressée, sans prétention, sans vanité.

Rien d'étonnant à ce que l'hostilité des pharisiens ait grandi parallèlement à sa faveur auprès des masses. Antipas et les pharisiens pouvaient s'entendre en un péril qui leur était commun. Peut-être s'entendirent-ils en effet. D'après une tradition '•' qui d'ailleurs ne présente pas toutes les garanties désirables, ce seraient des pharisiens qui auraient fait connaître à Jésus les sentiments d' Antipas, peut-être à l'instigation de celui-ci. pour le décider à quitter la Galilée. On peut croire qu' Antipas ne se souciait pas de recommencer l'affaire de Jean-Baptiste, et que le départ éventuel de Jésus pour Jérusalem lui paraissait offrir le double avantage d'assurer la paix de sa principauté, et de transporter à d'autres l'obligation de statuer sur le sort du nouveau prophète.

Jésus n'était pas accessible à la crainte. Les menaces plus ou moins astucieuses d'Hérode ne l'effrayèrent pas plus que la haine à peine déguisée des pharisiens, mais il sentait par ailleurs que la terre de Galilée se dérobait en quelque sorte sous ses pas. Ces foules qui le suivaient, i! n'avait pas tardé à voir qu'elles n'étaient nullement converties. Un petit nombre, surtout parmi les « pécheurs », avait adhéré sincèrement à l'Évangile; le cœur des autres n'était pas changé. L'intérêt qu'ils portaient au prophète de Nazai^eth n'allait pas beaucoup au delà d'une curiosité bienveillante. Ils avaient vu les miracles, ils attendaient maintenant le royaume sans s'y préparer autrement: et comme le royaume ne venait pas, ils inclinaient à y croire de moins en moins. Ainsi s'expliquent les terribles invectives que Jésus, au point culminant de son ministèr.' galiléen, est censé avoir prononcées contre Capharnaûm et les bourgs voisins ®, c'est-à-dire contre les endroits où il a surtout prêché, où il a

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