‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 211 sur 829 · Mr. V. 3.3-42 (Le. vi · texte numérisé non relu

Mr. V. 3.3-42 (Le. vi

4. Mt. X, 34-39 (Me. x, 28-30; Mr. xix, 29; !.<:. xiv. 2(1-27, xvni, 2'.t-30t '■'>. Me. X, 2f (Mr. xrx, 21 ; Le. xvni, 21).

(). Mr. VI, 24-34 (Le. xvi, 13; xii, 22-31).

l'enseignement ije JÉSUS 235

patience au milieu de toutes les didlcultés, les épreuves el l;i uiort, en attendant le grand avènement, cesl. à proprement parler, loule la morale de l'Evangile.

Cette morale est donc faite d un sentiment profond de confiance en Dieu, de solidarité humaine et d enthousiasme religieux. Le système est très logique dans son idéalisme, cl c'est comme idéal qu il a pu survivre aux accrocs et aux démentis que la réalité n'a pas cessé de lui infliger depuis le commencement. Il est bien superflu de chercher dans lÉvangile une doctrnie d'écononue sociale et politique, même un programme de vie pour les existences individuelles qui doivent se dérouler selon l'ordre de la nature, dans la suite indétime de l'humanité. A vouloir trouver ces choses dans lÉvangile, on y trouverait plutôt le contraire, à savoir des conseils dont la pratique exacte amènerait à bref délai la ruine de la société humaine, ayant d'ailleurs été donnés en prévision de sa Hn immédiate. De ces conseils, il est permis de dire aussi que c la lettre tue et l'esprit vivilie » ', car ils n'ont eu de valeur durable et n'en conservent que par l'esprit qui les anime. A plus forte raison, l'Evangile ignore-t-il la science et ses droits, la civilisation et ses avantages, et ici encore il faut tenir compte de l'esprit seul, non de la lettre, pour être autorisé à soutenir, non qu'il les recommande ou les favorise, mais qu'il ne les exclut et ne les condamne pas "-.

La prohibition du divorce ■' ne constitue pas à elle seule une morale familiale. Quand Jésus a traité ex professa des liens de famille ', c'a été pour témoigner du peu de cas qu'il convenait d'en faire devant la perspective du royaume. La famille chrétienne est un fruit de l'Évangile, mais l'Évangile n'avait pas tracé la loi de son institution. Autant qu'on en peut juger, le Christ a réprouvé le divorce comme contraire à la loi de la charité, sans se préoccuper fies raisons sociales que l'on peut faire valoir pour le permettre ou pour le défendre. Son attitude dans l'affaire de la femme adultère ' procède du même sentiment. Les élus du royaume ne devaient plus user du mariage •', et ceux qui aspirent au royaume sont dès maintenant invités à se comporter comme les élus ". On chercherait en vain, dans les discours évangéliques, un conseil sur l'éducation des enfants.

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