‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 215 sur 829 · I. Cf. Yoi./., 12C · texte numérisé non relu

I. Cf. Yoi./., 12C

•2. Cf. Me. XII, 18-27 (Mt. xxii, ili-XS : f.c \\, 27-38 1.

3. Le festin du royaume, (fans Mr. vni, tt , et le vin nouveau ([u ou doit y Ijoire. d'après Me. xiv, 2J), ne peuvent être considérés comme des métaphores signficatives d'un bonheur purement spirituel.

l'enseignement de Jésus 230

laissée, il ne donne pas à entendre que ces derniers soienl anéantis '. Ailleurs il représente ceux-ci comme des gens qui veulent entrer dans une maison quand il n'est plus temps, et que la porte est fermée ^. 11 est vrai que de tels apologues n'autorisent pas à formuler des conclusions bien nettes sur la doctrine. Le mot sur les « ténèbres extérieures où il y a des |)leurs et des grincements de dents » •', l'invitation à ne pas craindre les hommes mais Dieu, qui seul peut envoyer le pécheur à la géhenne ', sont plus signilicatifs. La géhenne a certainement une place tlans sa pensée ("omme province de la punition et de la douleur, comme royaume du pèche à jamais condamné, en antithèse avec le royaume de Dieu, provini-e de la justice récompensée et glorifiée.

J.,a notion du Messie est en ra[)port direct avec celle du royaume ; elle a des antécédents analogues, qui subissent dans l'Évangile les mêmes corrections. Le nom même procède de l'ancienne institution monarchique. On sacrait les lois en répandant sur leur tête un' tiole d'huile''; par cette cérémonie, » l'oint de Jahvé » devenait son homme, son représentant, son fils ®. Les anciennes prophéties concernant l'avènement du grand règne font une place éminente au roi dans cette construction idéale'; on peut dire que réconomie de la société nouvelle repose sur lui, comme celle de la nation juive était fondée sui" la succession dynastique dans la maison de David. Le caractère religieux de l'institution monai'chique explique cette survivance, nonobstant les dissentiments qui s'étaient produits dans la réalité entre les rois et les prophètes. (Cependant, après la ruine de la monarchie davidique, quand la communauté juive se constitue en Kglise. le rôle du roi messianique s'atténue au point de disparaître entièrement, à moins qu'il ne se prête à des substitutions équivalentes, où il n'est plus question de royauté. Le prince de la cité future que décrit Ézéchiel a (me situation passablement effacée, celle de figurant liturgique et pourvoyeur de sacrifices *. Le roi messianique n'était pas réclamé par les exigences morales du règne de Dieu ; le ministère d'un prophète pouvait y sufru'e ; et c est pourquoi il est question parfois de prophètes pour les derniers temps, d'un retour d'b^lie pour mettre toutes choses eu

i. Le. XVII. ■i'i-'.Và I supr. cil. p. 2'.\ • , n. o). 2. Mr. \xv. 11-12 (Le. XIII, 25j.

:<- Mr. viii, 12 (xxii, 13; xxn , VA : xxv, 30). i. Mt. X, 28-29 (Le. xii, 4-3).

:►. Cf. I Sam. n, 1 : XVI, 1, 13; I Kois, i, 39; II Rois, ix. l-Kl; xi, 12. ♦'.. Cf. I Sam. Il, 10, 3:i : xii. 3. :> : xvi, 6; xxiv, 7, 11 ; xxvi, 9, il; 1^ Mil. '.')[ ; XX, 7; i.xxxn . 20; i.xxxix, 39, .'(2 ; Lam. iv, 20: Hab. m, l'î.

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