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A. LoisY. — Les Évangiles synoptiques. 17

258 Li;s ÉVANGILKS SV.N(»l'TinL i:S

Il Vci de soi que son lanf^age a a rica de classique. Soa vocabulaire contient un nombre relativemenl considérable de mots qui ne se rencontrent pas dans le reste du Nouveau TeslamenI ', des laçons de parler très négligées, sinon irrégulières -. des mots hébreux ou araméens •', des diminutifs ', des mois qui revieaaent très fréqueaimenl, sans nécessité, comme il arrive à certaiaes persoaaes daas la coaversalioa ', des tournures hébraïques ''. Sa phrase est une enlilade fie propositions où Ton remarque souvent une accumulation de participes '. Il a plus de latinismes qu aucun autre écrivain du Nouveau Testament ''.

Matthieu a des soucis littéraires qui sont étrangers à Mai'c. Ce n'est pas un g'raad écrivaia, mais un homme qui a une certaine culture, un certain goût, une certaine idée de ce que doit être un livre bien lait et convenableaient écrit. Le sien aura donc un plan, qui ne sera pas très artistique ', mais qui aura du moins l'avantage d'être assez régulier. Son langage est empreint d'une certaine rhétorique pieuse, un peu redondante, mais solennelle et sonore. Les discours de Jésus y soat plus onctueux, et plus emphatiques aussi, que dans Marc et dans Luc. C'est là plutôt que l'évangéliste se donne carrière, qu il pai-aphrase et aièine qu il

1. Ou peut voir les cliitïres cl les exemples dans .lA(:Qi;ii:r>. ///x/o/'/v des //(ves (lu Nouveau Testament, H, 412.

2. iîcXOdvTîç r|XOov 'i. 29). xal içy,/JJov... zai. r^'/Jlo'j ixi\'. 10 . x.ai. iXOtov -^^o'jeXOfôv

(XIV, 45). OJTOç ojTfi); i II, 7). 'j'.a TO'.a'jTY, xiii. il), l/. naioioOiv i ix, 21'. à-6

aaxpoOïv (V, 6; viii, 3; xi, 13i.

3. Passages cités siipr. p. 2ii4, ii. 2. H semble bien que le lédacteui- y met de l'affectation, pour la couleur locale, et que ce n'est poinl souvenir traditionnel (voir supr. p. 103, et le commentaire . Mais cela prouve du moins (ju'il savait l'araméen.

't. OyystTp'.ov iv, 23; vu, 2.") , x.ooâa'.ov (v. i-1-42: \i, 22.28!, /•jvâv.ov ivir, '2~-iH), i')-ioLù'/ ixiv, 47), -Ào'.ocptov (m. 11; iv, 35), i/ÔjÔ'.ov vin, 7 . On a relevé aussi sa préférence pour les négations multipliées : o'jy.ii'. où <j.i[ ixiv, 25 . 'xrfivA [xr^oiv II, 44), ojy. oùoîi; (m, 27 1, etc.

5. L'adverbe îÙ6ûç se rencontre quarante-deux. fois (trente-cinq fois dans i-ix, sept fois seulement dans x-xvi. Jacquier, ii, 413), et souvent sans qu'il faille en presser la signification. Emploi fréquent de £p-/o[xai avec un infinitif (i, 45; ii, 23; IV, 1, etc. Vingt-six fois. Sur la portée de cette locution, cf. Dalman, 21- 22).

0. ïï/Opïiv ao[3ov [Asyav iiv, 41), [îÀa<jÇYi;j.iaç [jAcni^r^'xzh (m, 28), sans compter les formes analogues dans les citations de iv, 12 et vu, 10.

7. Voir, par exemple, i, 41 ; v, 25-27, 33; xiv, 67; xv, 43. Emploi t'ivtiucnl du participe avec e'.vxi ou DJi^rv : voir i, (1, 3*.); ii, 0; v, 5.

S. OY,vâpiov. y.ï^vjo;. y.JvT'jpi'ov, zoopâvTY,;, y.pàjîaTTOç, Àsyt'ov, ?ia-r,;, an^xojÀâ-r'op, îvavov "otîlv.

'.). Cf. siipi-. p. 120.

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