Loc. cit. Voir commentaire
6. Did. 9, 5. xaî yàp -spl tojtou (à propos de l'eucharistie) ËipTjy.sv ô zjpio; ■[j.r^ S(OT£ To a'ytov to-; x.ja;. Mt. vii, 6. Passages cités n. 4. Did. 1, 2, les deux grands préceptes, se réfère plutôt à Mt. xxn, 37-39, qu'à Me. xii, 30-31, si toutefois il n'y a pas rapport direct avec la tradition juive, le conseil suivant : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse >>, étant un écho de la sagesse rabbiniquc, non de Mt. vu, 12 (Le. vi, 31).
7. Did. 1, 2 5; 16, 1. Le premier de ces passages est considéré par plusieurs comme une addition au livre primitif; il semble procéder de Le. vi, 28; Mt. v, 44; Le. VI, 32; Mt. v, 47; Le. vi, 27; Mt. v, 39, 48, 41 ; Le. vi, 29-30; Mt. v, 26 (Le. XII, 59). Hermas, Mand. ii, 4-6, offre un parallélisme très frappant avec Did. 1, 5 et Did. 4, 5-8, mais sans les allusions à l'Kvangile qui se trouvent dans Did. 1, 5. L'hypothèse d'une source commune est très vraisemblable; mais cette source serait plutôt l'écrit juif que beaucoup supposent avoir été la
A. Loisv. — Lea Evangiles si/nnpliqties. j
18 LES ÉVANGILES SYISOPTIQLES
et de Luc. Le chapitre final, sur la consommation des choses, ne dépend pas uniquement de Matthieu, mais de la tradition apocalyptique^. Les prières eucharistiques ^ ne contiennent aucune allusion à la pâque ni à une institution expresse de la cène par le Christ.
L'Épître dite de Barnabe ^ fait des emprunts au premier Évang^ile ' ; Fauteur cite même comme Écriture, sans doute en tant que parole autorisée du Christ, le mot sur le grand nombre des appelés et le petit nombre des élus ^. Mais la parole : « Je vais faire la fin comme le commencement » •*, ne vient pas de nos Évangiles. Les allusions à la passion concordent avec Matthieu '. L'auteur est tout plein du mystère de la croix,
source commune de la Didaché et de Barnabe, 18-21, qu'un recueil particulier de préceptes du Christ relatifs à l'aumône (Hypothèse de Drews, dans Zet7schrift fur die neulestainentliche Wissenschaft {ZNT.), 1904, p. 67). Les empi'unts à l'Évangile, dans Did. 1, 2-5, appartiendraient au rédacteur chrétien de ce livre. Did. 16, 1. ypriyopEiTe uxÈp -fj; Çw^ç uatov 'ol Xûyvot 'jjjlwv jj-t; a|jsa6rÎT(.ojav, y.cd ai oa^p'jsç GijLwv [ay) ix.ÀuEaôwJav, àXXà yiveuâs 'ézoi[xoi "otj yào ol'SaxE tt)v wpav èv rj ô xupioç fj;jLwv k'p/exai, doit dépendre de Mt. xxiv, 42, 44; xxv, 13, et de Le. xii, 35, 40.
1. La source juive de la Didaché (cf. Drews, art. cit. 72-73). Did. 16, 3. (TTpa^TJaùvTaL xà -popaxa si; Xuxou;, fait allusion à Mt. vn, 15; 16, 4. aùÇavduarjç yàp XY]? àvoaîaç [Jitarjaoudiv àXXTj'Xouç xal Sioi^ouaiv xa'. i:apao(ijc;o'ja[v, à Mt. xxiv, 10, 12 (x, 21); 16, 5. xal axavoaXtaôrfaovxat -oXÀol xal à-oÀouvxai, oî Se u7:o[x£Îvavx£ç èv xt) TCt'axét aùxwv awÔrJaovxat j-' aùxou xo3 xaxaOrjijLaxoç, à Mt. xxiv, 10, 13 (x, 22); 16, 8. x6x£ otj^îxa'. ô xoaixoç xov xuptov Èpydjxsvov ÈTûavfo xûv vsssÀûv xou oùpavoù, à Mt. xxiv, 30 (xxvi, 64). Mais 16, 4. xal xdx£ cpaviqasxai 6 xoa[j.o7:Xavrj; œç uio; ôsou xxÀ. (Cf. II Thess. II, 3-10), et 16, 6. xal xdx£ cpavTfasxat xà arifisia xrjç àXr,0£i'a;- -pwxov aYijjLeïov £X7ï£xà(j£w; £v oùpavw, Etxa aYia£Îov çtovfj; aâX;ïiyyoç (cf. Mt. xxiv, 31 ; 1 Cor. xv, 52; I Thess. iv, 16), xal xo xpîxov àvâ'jxaaiç v£xpwv, se ra}>prochcnt plus de Paul que des Evangiles.
2. Did. 9-10, 14 (où Ton fait iiuplicitemeat au sacrifice chrétien rapplicalion de Mt. v, 23-24). « La vigne de David », dans 9, 2, peut contenir une allusion à l'origine davidique de Jésus. Noter que l'injonction de baptiser Et; xo ovo]j.a
!TOÛ' Tzaxpô; xal xou 'j'.ou xal xou âyt'ou Tcv£'jjj.axo;, Did. 7, ne s'autorise pas d'un précepte évaiigélique, et que l'auteur paraît ignorer Mt. xxviii, 19.
3. Date incertaine, entre 70 et 137, probablement vers 120-130,