‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 260 sur 829 · Vk27'in'', "VkT', « lahvé secourt · texte numérisé non relu

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5. V. 32. o'jTo; ï-^xcLi aÉya: y.xl jiôç j'J/iaroj y.Ar^()r\'Jizx:.

6. Cf. Ps. n, 7: Il Sam. vu, 13, 16; Is. ix, 6; Mich. iv, 7; Dan. vu, 14, 27. L'idée de Paul (I (^or. xv, 24-28), qui subordonne le règne du Christ au règne de Dieu, procède d'une conception beaucoup plus large et plus spirituelle du règne messianique.

A. Loisv. — Les Evangiles synoptiques. * 19

mention de David comme père de Jésus n'est pas une allusion à la (|ualité de Messie, mais au lien de parenté qui unit le Christ à son ancêtre. Luc paraît donc insinuer ici que Marie appartient à la lamille davidique. Mais, dans l'économie naturelle et primitive du récit, le rapport serait avec l'indication concernant l'origine davidique de Joseph. Jusqu'à présent rien ne fait attendre la conception virginale. (jabriel annonce le Messie théocratique, el l'ensemble du récit est conduit comme si l'auteur, tout en lisant Isaïe dans le grec, jugeait la prophétie accomplie par le fait que le Christ sera conçu par une vierg^e, non par une vieille femme comme Elisabeth, quoique non miraculeusement. Une interruption de Marie dirige l'entretien dans un autre sens.

L'objection de la vierge : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ^ », sert en effet, dans l'économie présente de la narration, à introduire la déclaration formelle de l'ange louchant la conception virg-inale. Rien ne faisait prévoir cette difliculté. Puisque la vierge est liancée, elle doit conclure des paroles de Gabriel que le premier enfant à naître de son mariage sera le Messie. Comment peut-elle dire qu'elle ne connaîtra pas d'homme, puisqu elle est liancée ? Et comment peut-elle croire utile de dire à l'ange qu'elle n'en connaît pas maintenant parce qu'elle n'est pas encore mariée ? Si la question devait être discutée au point de vue de l'histoire, les deux hypothèses pourraient sem bler aus.si peu satisfaisantes l'une que l'autre. Mais il faut considérer avant tout la pensée de l'évangéliste, qui fait parler Marie en prévision de la réponse qu'il va lui faire donner par l'ange -'. Marie déclare ne pas connaître d'homme, pour que l'ange puisse lui répondre que le Messie ne sera pas conçu d'un homme, mais du Saint-Esprit.

La pensée de Luc va-t-elle seulement à la conception du Christ, comme le croient volontiers les exégètes protestants, de façon k ne pas exclure la naissance naturelle de frères puînés de Jésus? 11 est permis d'en douter. L'assertion de Marie est tellement absolue (|ue le sentiment commun des exégètes catholiques, qui y voient l'intention de garder perpétuellement la virginité, ne peut être qualifiée d'arbitraire. Aucun passage de l'Evangile et des Actes

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