‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 28 sur 829 · Cf. supr. p. 16, n. 9, et p. 17, n · texte numérisé non relu

Cf. supr. p. 16, n. 9, et p. 17, n

4. Papias disait, dans le préambule de son livre : où/, ôzvrja'o os ao'. xal claa -ot£ -apà x(ov 7:p;a[3ux£p(ov zaXio; £[j.a6ov xat y.a),wç £ji.vrj[jLdv£'jaa auvxaÇai xai; âp(i.ir]V£Îatç, oiap£pato\j[ji£Vo; uTZsp aùxwv àÀrJGE'.av. où yàp xoîç TToXÀà Xéyo'jatv k'ya'.pov (oa-£p ol -oXXoî, àXXà xoïç xàXrjôrj O'.oàa/'.oja'.v, oùos xoiç xà; aXÀoxpi'a? ÈvxoÀàç [j.viqjj.ovEÙouaiv, àXÀi xoï; rapà xoij xupîoj xt] "Îtxel ôsSoaÉva; xal à-' aux/j; ::apaYtvo;i.£va; xtj; a^YiOeiaç. £Î Se "ou xal rapïiy.oÀouOriy.iô; xi? xoiç ::p£a[J'jx£po'.? à'XSot, xoù; xtov 7:pEaj3ux£p(i)v avs/.ptvov Xoyou;" x£ 'Avôpia; y] xi flÉxpo; £l::£v t] xi •Ï>{Xi7:t:oç ï] xt ©wjxà; t] "lâxtopo; f) xt 'Iwavvrj? y) MaxOaïo; f[ xt? £XEpo; xàiv xoC! xupîo'j [j.a6Yix(ov, a x£ "Aptaxûov xaî ô r:p£(jjîùx£po; 'Ifxivvri; 01 xou xupi'ou [xaôrjxaî X£youŒtv. où yàp xà ix xwv pijîXiwv xououxo'v [jl£ w^eXeiv 6-eXixtjL[3avov oaov xà 7:apà Çfoarjç çtov^? xal [X£vojcty)ç. Dans Eusèbe, //is/. ecc. m, 39, 3-4. Sur le i"apport des anciens avec les apôtres, et celui de Papias avec les anciens, voir QÉ. 9-10. 11 est évident que Papias veut expliquer d'avance la part qu'il fera dans son recueil aux sentences qui ne sont pas dans les écrits évangéliques, et ce qu'il dit ne prouve aucunement que ces sentences l'aient emporté en quantité sur celles qui avaient été extraites des livres. Pour ce qui est de la qualité, il convient de rapporter ici la citation d'InÉNÉE [Haer. v, 33, 3-4) : « Quando et creatura renovata et liberata multitudinem fructificabit universae escae, ex rore cœli et ex fertilitate terrae : quemadmodum prosbyteri meniinerunt, qui Joannem discipulum doniini viderunt, audisse se ab eo (comparer cette chaîne de témoignages avec ce qu'on vient de lire dans Papias), quemadmodum de temporibus illis docebat dominus et dicebat : « Venient dies in quibus vineae nascentur singulae decem millia palmitum habentes, et in uno palmite dena millia brachiorum, et in uno vero palmite dena millia flagellorum, et in unoquoque flagello dena millia botruum, et in unoquoque botro dena millia acinorum, et unumquodque acinum expressum dabit viginti quinque metretas vini. Et cum eorum appréhendent aliquis sanctorum botrum, alius clamabit : Botrus ego melior sum, me sume, per me dominum benedic. Similiter et granum tritici decem millia spicarum generaturum, et unamquamque spicam habituram decem millia granorum, et unumquodque granum quinque bilibres similae clarao mundae : et reliqua autem poma et semina et herbam secundum congruentiam iis consequentem : et omnia animalia iis cibis utentia, quae a terra accipiuntur, pacifica et consentanea invicem fieri, subjecta homi-

rêt principal du témoignag-e de Papias consiste dans les notices qu'Eusèbe a conservées touchant lorigine de Marc et de Matthieu. La première de ces notices est expressément g'arantie par le témoignag'C de Jean l'Ancien, et il est probable que la seconde vient de la même source. « L'Ancien, raconte Papias \ disait encore ceci : Marc, étant devenu l'interprète de Pierre, a soig-neusement écrit tout ce dont il se souvenait; cependant (il n'a) pas (écrit) avec ordre ce qui a été dit ou fait par le Christ; car il n'avait pas entendu le Seigneur, et il ne l'avait pas suivi ; mais plus tard, comme je l'ai dit, (il avait suivi) Pierre, qui, selon le besoin, donnait des enseignements, mais sans exposer avec ordre les discours du Seigneur ; en sorte que Marc n'a fait aucune faute en écrivant ainsi certaines choses selon qu'il se rappelait"^ ; car il n'avait qu'un souci, (celui) de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et de n'y introduire aucune erreur. >> Quant au premier Evangile, voici ce que Papias avait à dire de sa provenance : « Matthieu avait écrit en langue hébraïque les discours du Seigneur, et chacun les interprétait comme il pouvait^. » L'évèque d'Hiérapolis voit dans l'Evangile une didaché, l'enseignement du Christ, transmis par ceux qui l'avaient entendu, et qui exprime, avec les lois de la conduite, l'objet de l'espérance chrétienne. Il y avait des livres ; mais tout n'était pas dans les livres. Parmi ceux que Papias a connus, Marc et Matthieu étaient évidemment les plus autorisés. A-t-il connu Luc? On peut le croire; mais on doit penser aussi qu'il n'avait rien à dire et qu'il n'a rien dit sur

nibus cum oinni subjectione. » Haec autom et Papias Joannis auditor, Polycarpi autem contubernalis, vêtus homo (àpyaïo; àvrjp), per scripturam testimonium perhibet, in quarto libroruni suorum : suut enim quinque libri conscripti. Et adjecit dicens : « Haec autem credibilia sunt credentibus. Et Juda, inquit, proditore non crodente et interrogante : quomodo ergo taies geniturae a domino perficientur ? dixisse dominum : videbunt qui venient in illa. »

1. Dans EusÈBE, Hisi. eccl. ni, 39, lo. -aî -ou-o o -pecjjBJTipo; ËXsye" Mâc/.o; ji.Èv âpjj.ïjVEUXTjÇ néxpo'j YcVO[i.£VO;, oaa £[j.V7]!j.ov£'ja£v à/.ptjjtoç £ypaAev,lotj [xÉvxot xâ^e'., xà u-6 xou Xpfjxou 7) XsyÔivxa f] T^payOévxa. [o'jxs yàp ^'zoudï xou xupîou où'xe TzapTixoXoûÔYiCTcv aùx'ô, ûaxspov Ô£, wç ésTjV, nixpoj, o; ~poç xàç ypsta; ïr.O'.zlzo xàç ôioaax.aXîaç, àXX' o\>y waÂSp CT'jvxaÇ'.v xoiv xupia/'.fov -O'.ouasvo; Xo'ytov, oJ0X£ oùSsv 7Îaapx£ Motpzoç, O'jxojç Evia ypâ'j/a; w; à7:e[i.vri[idv£U(j£V Ivô; yàp l'O'.rlaaxo zpovoiav, xoj 'xr/Àv (ov r;x.o'j!J£ t.%07.- XiTTEiv, 7\ 'le'JaaTÔa; x'. ht aùxoïç.

2. On pourrait traduire aussi : « Comme il le répétait »; et de même plus haut : « Marc écrivit avec soin tout ce qu'il répétait », c'est-à-dire tout ce qu'il enseignait de mémoire, d'après Pierre. Cf. E. A. Abbott, EB. II, 1811.

3. Dans Eusèbe, loc. cit. 16. r.t^l 8s xou Max6a;ou xaux' el'pTjxai (cette formule d'introduction est d'Eusèbe, et l'on ne voit pas si ce qui suit est une citation de Jean l'Ancien, ou seulement de Papias)* Max6aïoç |i.£v ouv âppaîot otaXixxw xà Àoy.a TJV£yp(xiaxo, î)p!i.rlv£'j'j£ o'aùxâ, w; fjv ouvaxo; iV.aaxo;.

lauteur et la composition du troisième Evangile, non plus que sur le quatrième ^ .

L'importance qu'il convient d'attribuer au témoignag-e de Papias, dont on peut presque dire sans exagération qu'il supporte la tradition catholique sur l'origine des deux premiers Evangiles, dépend en grande partie de l'autorité qu'on doit reconnaître à Jean l'Ancien, et cette autorité dépend de la qualité qui appartient au personnage. Si Jean l'Ancien était l'apôtre Jean, fils de Zébédée, le compagnon de Pierre et de Matthieu, il pouvait être et il était bien instruit touchant les actes et l'enseignement de Jésus, les rapports de Marc avec Pierre, la valeur du second Evangile, l'œuvre littéraire de Matthieu, et les renseignements que Papias tient de lui sont de tout premier ordre : il n'y a qu'à les contrôler par l'examen de nos Évangiles, pour être assuré que ceux-ci correspondent bien à l'idée qu'en avait le dernier survivant du collège apostolique. Mais si Jean l'Ancien n'était pas un apôtre de Jésus, si même il n'a pas été son disciple au sens strict du mol, s'il n'a été qu'un docteur chrétien, un grand nom célébré par une école, ses assertions peuvent n'avoir pas un caractère proprement historique, et l'on est même en droit de se demander si ce ne sont pas des demi-conjectures, complétant des demi-renseignements, touchant des livres déjà en crédit, qui avaient besoin de se couvrir d'un nom respectable pour garder l'autorité acquise, en un temps où nul n'aurait su dire au juste comment ils l'avaient gagnée. Or, de ces deux hypothèses, c'est la seconde qui est vraie. Les dires de Jean l'Ancien ne sont pas des paroles apostoliques -.

Dans la notice relative à Marc, la cit:ilion de Jean l'Ancien comprend seulement les indications du début, la suite étant une explication de Papias, qui semble prendre lui-même la parole et se référer à ce qu'il a dû dire auparavant touchant les rapports de Marc avec Pierre^. Ce Marc n'avait jamais été disciple de Jésus; il avait suivi Pierre « à la fin » ; Papias a donc dû dire auparavant que Marc avait suivi Paul pour commencer ; l'identité de l'évangéliste avec Jean Marc, le compagnon de [Paul et de Barnabe serait supposée''; ce Marc serait « devenu » "' l'in-

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