Zahn, II
2. B. Weiss, E, 19, ot beaucoup de.xégètes protestants. Le généalogiste a dû prendre sa liste de rois dans I (Iiihon. ui. et là, v. 12, le fils d'Aniasias s'appelle 'AÇapîaç, non OÇia;.
.3. La vers, syriaque de Cureton (Se.) ne craint pas de les ajouter; D (qui manque pour le commencement de Matthieu) les rétablit dans la généalogie de Luc, où il introduit, entre David et Joseph, les noms donnés par le premier Évangile.
4. V. 16. 'l'.jijîa: o: i-^vm^ii'/ -ryi 'Icyoviav /.t.: toÙç àoîÀcpoùç aùrou i~\ t'/,ç 'Xi-ov/.i- CTÎaç Ba^uXcivoç.
A. LoiSY. — Len Évangiles synoptiques. 21
'S'2'2 LKS ÉVAN(;iLKS SVNOI'TIOUIIS
cojiie qui aurait substitué le nom de Jéchonias. coniiue fils de .losias. à celui de Joachim ', ou une erreur du i^énéalogiste (|ui aurait confondu Joachini avec Jéchonias. La généalof^ie n a pas été improvisée, et 1 auteur lui-même nous livre le secret de ses combinaisons quand il déclare que ses trois séries sont de quatorze g-énérations chacune ; pour des raisons à lui connues et fondées sur la valeur mystique des uoml)res, il nen voulait ni j)lus ni moins: c est pourquoi il conqitc' seulement (|uatorze t;'énérations entre David et la captivité ; c est aussi pourquoi il n'en met que quatorze pour remplir les six siècles compris entre Josias et Jésus. On ne peut pas amener .loachim à la tin de la seconde série, et Jéchonias au commencement de la troisième. Le schéma exij^e que le nom de Jéchonias soit répété deux fois, d'abord comme tils de Josias. puis comme père de Salathiel. D'ailleurs ce n'est pas Jéchonias. mais Josias. qui termine la seconde série, et qui est le j)oint de départ de la troisième. En faisant le total des générations, ré\ angéliste (K'signe comme points culminants des séries David l't la captivité, et le nom (jui j)our lui se rattache à la captivité nest pas celui de Jéchonias. qui engendre apiès la captivité, mais celui de Josias qui engendre « au temps de la captivité ». L évauii^éliste doit avoii- eu quelque raison puissante de faire violence ainsi à l'histoire et à la chronologie : cette raison est qu'il a voulu avoir poiu' chefs de tile des hommes selon le cceur de Dieu, et certes il ne jxiuvait trouver mieux qu'Abraham. David et Josias.
Après les patriarches et les rois viennent les simples particuliers. Les moyens de contrôle par 1" Ancien Testament fout défaut j)our cette partie de la liste. La (Chronique •' présente Zorobabel comme le petit-fils de Salathiel ; mais le livre d'Esdras '■' ne suppose pas d'intermédiaire entre les deux. Il serait oiseux de chercher oîi les autres noms ont pu être pris. Maintenant la ligne généalogique se bifurque de telle sorte dans la conclusion ' que le travail du premier rédacteur a perdu son utilité : < .lacob eng'endra Joseph, lépoux de
1. Daprè.s Z.viiN, il, 2!H, le iioni de .létliouias leprésenterail Joacliim dans le V. 11. Par ce moyen, Jéelionias arrive, iiu v. 12, sans avoir été engendré.