‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 290 sur 829 · Maldoiiat, Mayt-r, H. Weiss, Scliaiiz, vXv · texte numérisé non relu

Maldoiiat, Mayt-r, H. Weiss, Scliaiiz, vXv

2. V. 20. tSo'J àYYEÀo; x.up'O'j y.7.z' OMOLÇj IcpâvYi aùxoi. Cet « ange du Seigneur » n"esl pas le mrr' "nS^ de l'Ancien Testament, qui est une apparition sensilile de lahvé; et la locution elle-même, comme les formules analogues de l.uc dans les récils de Tenfance (temple du Seigneur, servante du Seigneur, etc.), semble appm-tenir plutôt au langage hellénistique qu'à l'araméen parlé au temps de .lésus. (".r. Dai.man, I, 150. Il est assez oiseux de discuter si /.«t' ovap (D'inil) sionifie le moyen ou le moment de la manifestation divine : car l'évangélisU' ne distingue pas l'un de l'autre : la communication se fait pendant le sommeil de .Joseph, mais lange n'éveille pas le dormeiu': tout se passe dans une vision de songe : les comm<Mitaleurs qui trouvent qu'un songe n'aurait pas sufli |)()ur décider .losepli i Schanz, Ml. Ho- sont plus exigeants que révangéliste.

:{. Cf. (Jkn. x\, :{, (i ; xxviri, 12; 1 Hois, tu, .'i ; Job, xxxiii. 1.^; .lo. ni. I. Se rap|ieU'r aussi les songes prophéticjues de Pharaon dans l'hisloii-e de .Joseph, el de Xahuchodoiiosor dans Daniel.

ci ne civiijJiu' |)as de donner suite à ses prenanltiaiiçailles en Marie chez lui en qualité dépouse, car elle nest coupable d'aucune oll'ense envers lui : le fruit quelle a conçu est de l'Esprit divin i.

Que cette explication doive suffire à Joseph ; que celui-ci ne puisse avoir aucun doute sur lohli «cation qu'on lui impose: qu'il n h ('-si le pas à se comporter comme le père d'un enfant qui ne lui appartient pas. cela va de soi [)our 1 auteur, et il faut que cela soit admis sans discussion pour que le récit tienne. Joseph reg-ardera comme sien l'enfant qui va naitie. et il lui donnera le nom que l'an^-e lui indique, à savoir Jésus '. L ange lévèle à Joseph la raison de ce non\ : le tils de Marie s appellera Jésus. '■ le Seigneur sauve », u parce qu'il (h'divrera son peuple », c'est-à-dire les enfants d'Israël, de levu\s pèches '. Le grand obstack; au salut messianique sont les péchés du j)eu[)K' ; .lésus sauvera le peuple non seulement des maux qui sont la suite du pi'ché, mais du péché même, en prêchant la pénitence, en amenant la conversion des pécheurs, en préparant par sa mort l'avènement du règne de Dieu.

Un des traits caractéristiques de Matthieu est lemploi fréquent de passages de 1 Ancien Testament qui sont allégués comme contenant la prédiction des faits é\ angéliques. ( )n en trouve ici le premier exemple ^ La citation n est pas à mettre dans la bouche de l'ange, car ci's applications de textes sont faites généralement par le narrateur et s'intercalent comme des remarques dans le récit. La formule ordinaire d introduction : ( Et ces choses arrivèrent j)our que la parole du prophète fût acom|)lie » ■\ ne permet pas de dire que I ('vangéliste ait saisi seidement un rapport d analogie entre la

TÔ; iaTiv âyioj. " Prendre ■> sentent! ici au sens de prendre avec soi comme femme: mais t/jv yjvaî/.à ao-j est en apposition avec Map'.â|jL, désignée à Joseph comme sa femme à raison des tiançailles, et ne complète pas ta sig^nification (le -a&aÀa|î£iv. Li- neutre 'rvi-nf)i'/ désioiie l'embryon: Iv. -v£jfj.aTo; s'entend «omme au \. lîs.

2. \. 21. TÉfiTa. 0£ jiov. y.x: y.oi.\i'ji:t to ovo;j.a aJTOj 'ItiCïoj/. Cï. Le. i. ii I : [i, 21. Ss. : « et elle I enfantera un tils ■.

.'{. ajTo; Y^p ^''i^^'- Tov Àaov ajToi à~o to)v x[j.apTifov aJToiv. (!!'. Aci. i\, It), 12, et i addition i:t isi^iv iaa&Tuov dans Mr. xx\ i. 28.

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