‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 292 sur 829 · siipr. p. 33, ii. 3; p. 35, a · texte numérisé non relu

siipr. p. 33, ii. 3; p. 35, a

3. Lemploi du mot -apOivo; dans l.i version dis. vu, 14-, ne semble pas avoir plus de conséquence que dans Gen. xxiv, 43. Si l'interprète y voyait une allusion à la naissance du Messie, il aura pensé que la nnSy devait être vieiyr avant de concevoir Tenfant des promesses, comme Hébecca Tétait avant d'épouser Isaac. On a essaye d'établir que l'idée de la conception virginale du Messie était antérieure au christianisme et familièie aux Juifs palestiniens t't alexandrins (Baduaim, .\vadcmy du 8 juin 1895; cf. (^niîVM:, lUhle Prohleina, S2).

i. AnnoTT. a. Gos/x'/s, Eli. Il, 1778.

:;. Al'. XII, 1-6.

JOSEPH :^y9

saint Paul relativement à TEglise chrétienne ', comme il existe dans TApocalypse relativement à lE^-lise d'Israël; mais il est très conscient, et le passag-e de IKi^lise Israélite, vierge mère du Christ, à Marie, vierge mère de Jésus. n"a guère pu se faire de lui même ; la sTibstitution n'a pas résulté d un accident ; il faudrait au moins admettre comme cause déterminante une autre raison plus profonde (jui l'aurait en quelque sorte nécessitée.

L'hypothèse dun emprunt direct à la mytholog-ie ne semble pas à discuter - ; mais plus solide est l'explication qui se fonde svn- \r nom même de Fils de Dieu et sur le sens qu'il devait prendre dans l'esprit des chrétiens de la gentilité . à qui la notion théocratique du Messie ne disait l'ien de précis ; pour eux, comme pour les Juifs et les judéo-chrétiens, la dignité du Christ résidait dans sa filiation divine, mais ils ne pouvaient entendre cette filiation du rapport vicarial qui unissait le roi messianique au Dieu d'Israël ; ils devaient se la fig-urer comme une filiation réelle, leur formation religieuse antérieure les préparant à cette idée; leurnou- \elle foi monothéiste les empêchait de s'arrêter aux images vulgaires de la mythologie, et d'attribuer à une action directe de Dii>u même la conception de Jésus ; mais ils avaient l'Esprit, l'agent universel des ceuvies divines; et l'Esprit qui, dans la langue et selon les idées juives, n'aurait pu tenir le rôle de générateur, le vt)cable qui le désig-ne étant féminin, pouvait l'exercer dans un autre milieu, ou régnaient d'autres idées, qui s'exprimaient dans ini autre langag-e '. Ce facteur, qui n'exclut pas les précédents, mais (pu doit leur être j)résupposé, serait, au fond, le besoin que la conscience helléncichrétienne, à un certain stage de son développement, aurait éprouvé de se représenter l'origine du Christ conformément à la haute idée que l'on avait de sa mission, et à la singularité du rapport qui l'unissait à Dieu. Les spéculations de Philon sur la g-énération spirituelle, à propos de la naissance des patriarches^.

1. Cf. II Cou. M. 2: KiMi. V. -22-32: Ui lettre îles eiirétieiis de Lyon, .hnis Ki'SKUE, Jlisl. ercl. v, I, 't'.'>.

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