‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 293 sur 829 · VA'. tÎAHNACK, /or. cil · texte numérisé non relu

VA'. tÎAHNACK, /or. cil

;{. IIoLTZMANN, Y 7". I, H:{-414. Cesl en ce sens et dans ceLl(> mesure (jue l'on peut admettre une inlluence des mythes païens, et concilier la né-^ation de Ilarnack avec rallirmalion de (îunkel, Usener, Chevne.

'; . .\nBOTT, lov. cil.

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ne semblent pas devoir être prises en cousidérMlioii, non plus que l'idée d'une corruption orig-inelle de la nature, ({ui l'erait regarder comme souillée toute génération humaine. Mais s il paraît hien douteux que riiorreur des esséniens pour le mariage et la génération ait eu quelque influence sur la pensée chrétienne, il faut tenit compte néanmoins de la tendance ascétique qui s'est manifestée de bonne heure dans l'Eglise, de l'honneur accordé à la continence, et du sentiment qui faisait regardei' l'acte de la génération comme entaché dune sorte d impureté. Dans Matthieu cependant, la virginité n est pas présentée comme une perfection de Marie, mais comme un état convenable à celle qui devient transitoirement réponse du Saint-Esprit '. Que le Christ, chef des enfants de Dieu selon lesprit. ait dû naître de l'Esprit ', c'est une conclusicni que l'on pouvait tirer de \h doctri)ie de Paul, mais qui ne se serait pas imposée plus que la substitution de la vierge Marie ;t la vierge Eiglise, si l'instinct de la foi ne leùt réclamée pour Jésus tilsde Dieu. Suivant les instructions de l'ange, Joseph prit sa liancée pour femme ; si Ton pressait les termes d'un récit qui sans doute ne demande pas à être entendu avec tant de rigueur, on pourrait même croire que Tordre du ciel fut exécuté le jour même, dès que Jose])h fut éveillé et levé '. Mais révangéliste a soin d obsei'ver (|U il respecta la virginité de son épouse. La formule : m Et il ne l'avait point connue avant quelle enfantât un iils ' '>. a pour but de rappeler que la naissance de Jésus est due à un miracle, et d affirmer une fois de plus la conception virginale, soit contre ceux (jui la niaient simplement, soit contre des gens qui. tournant en ridicule la croyance chrétienne, accusaient Marie d'adultère. Cette remarque, assez inutile en elle-même, pourrait n'être pas primitive'; elle ne

1. Il n'en est pas de inêine dans l.c. i, ;>4, où la virjjiuité iiesl plus simplement la condition requise pour la conception du Fils de Dieu, mais un clal permanent, jugé parlait en soi et honorable pour la mère du Christ,

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