‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 296 sur 829 · NAISSANCE DI-: JÉSUS · texte numérisé non relu

NAISSANCE DI-: JÉSUS

mais Bethléem, puisqu'il est « de la maison de David ". el que David lui-même ét;ùt de Bethléem.

Joseph se transporte à Bethléem, et il n'y vu j)as seul ; il emmène avec lui Marie sa femme, qui était enceinte. Que Marie vienne aussi poui' se faire enregistrer, ou pour accompagner Joseph, le texte ne le dit pas nettement '. Le narrateur est préoccupé de rendre la présence de Marie vraisemblahle ou même nécessaire ; il y réussit en associant Marie à Joseph ; mais il ne s'avance pas jus- ([u*à dire qu elle ail été obligée de se faire inscrire à Bethléem, et cette réserve s'explique par deux raisons : il a pensé sans doute que 1 obligation du recensement n'atteignait pas la femme, et que. si Marie avait dû se faire inscrire, elle ne serait pas venue à Bethléem; car on s'abstient ici encore, et cette réserve est assez significative, de dire qu'elle ait appartenu à la famille de David-. On la croit donc toujours d'vme autre origine, de la maison d'Aaron, comme dans le précédent récit. Mais il est à noter que l'on parle de Nazareth, d«,' Joseph et de Marie, comme s'il n'en avait pas été question cl ([u'on dut les présenter au lecteur. Cette particularité ne prouve j)as que les deux récits n aient pas été puisés à la même source par 1 évangéliste. mais elle ferait supposer que la source avait recueilli, sinon deux documents, du moins deux histoires traditionnelles, mutuellement indépendantes, qui s'étaient formées pour répondre h deux ([uestions particulières : en quelles circonstances Jésus a-t-il l'té conçu et révélé comme Messie à ses parents? comment le Christ, Jésus de Nazareth, a-t-il pu naître à Bethléem?

Les plus anciens manuscrits '■^ appellent encore Marie u la tiancée » de Joseph ; d'autres témoins tout aussi anciens l'appellent sa

J. \ . f. y-'''-yi, "''- y.'J' l'oir^z o:à -fj i\/y.: y.jTOv iç 'l'i/MJ /.y.'. naTV.à: Axjeio, 5.

2. Ss. •' l'^l .loscpli iiussi \'nit lui el Mtirie s:i /'eiitine. (|ui ('Liiil cnceiiilf,

|iOui' (|irils l'ussi-nl enregistrés, parce qu'/V.s- rtuienl loua /es di'ii.v (te la maison lie |);i\i(l. i. (iette li'elure doit provenir <ln Dialessaron, cai- Aphraates et S. tplueni la eilent coninu" é\ anj^'élique (Rescmi. KindheUsi'v. 77). D construit la plii'ase (le la iiièiiie manière, transposant o'.à-Aausîo après èyx.ôw, mais il garde le ^ini;nlier aJTo/.

■i. nBCII'I,. Le Frotèvangile de Jaccjues i^xix, l, dialogue de Joseph avec la sam'-l'emme parait supposer cette leçon \ ij.î<m^<z-fj[xhr^] : r] os z'mvr '/.%•. tÎ; È'JT'.v /, "cvvfo'ja ;/ T'^> 'j~i/.'v.i')\ /.y.'. i\~o'i i-i>\' t, ij.i'viip'.ij'j.vn^ ■).(>'.. zai i\~t u.'i'.' ojx I'jT'.v ■jOj Y'JVrî : /.vX l'.T.iyi v:j-.r\' Ojx iit'.v 'j.oj "jw,.

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« femme ' », et les deux qualifications se trouvent réunies ailleurs dans la foiinule bizarre (( fiancée épouse - » : « femme » doit être la leçon j)rimitive du récit '' ; mais ce pourrait bien n'être pas celle de l'évan^éliste, qui, si c'est lui qui a introduit dans le chapitre précédent les deux versets relatifs à la conception virginale, pourrait employer ici le mot < fiancée " dans le sens très spécial d'épouse vierg'e, que suppose la leçon composite « épouse-fiancée ». Il serait absurde de supposer que Joseph et Marie ne sont pas encore époux au moment où naît ,Iésus. La leçon > liancée ». si elle est pi'iniitive, ne pourrait donc être prise par l'évangéliste selon sa signification ordinaire, mais elle voudrait caractériser le lieu qui unit deux époux vivant dans la continence.

Il est superflu d'ajouter que Marie, sur le point daccouchei-, n aurait pas dû quitter sa maison poui- entrejiiendre, sans nécessité, un voyage assez long- et pénible. Hlle se conforme k une nécessité providentielle qui doit prévaloir sur les vraisemblances de la situation. D'ailleurs 1 évangéliste reste dans le vague; il ne dit pas que le terme de Marie arriva le jour même où les deux époux uiireut le pied à Bethléem '< ; l'on peut croire, si l'on veut, tpi'ils y étaient depuis quelques jours, et ((ue 1 alVaire du recensement ne devait pas se régler pour Joseph en quelques minutes. Tous les deux avaient reçu l'hospitalité dans une maison particulière : mais il y avait là tant de monde qu'ils n ont pu trouver place dans le logi>i, e( que Marie, ayant mis au jour son fils premier né, doit, après 1 avoir euvidoppé de langes, le coucher dans une crèche'.

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