Ci'. I, 7!l (Is. IX, 1 ; Mr. iv, I t-IC
■i. y. 11. oit iri/Or, Oaiv -j/jji.ïpov T-otfjp, <'k i^T'.v XpicjTO; xjp'.o;, £v tzû'/.i;. AajHO. ■ < ChrisI Seigneur » parait vouloir expli(|uer " Sauveur ». et celte formule n'expli(|uerail rien, s'il l'allait Iraduire : >< un oinl », ou « un Messie >■, « un Sei-
NAISSANCE DE .lÉSUS 3o I
loppé de langes et couché dans une crèche. On doit supposer que ce renseignement sera suffisant pour que les bergers trouvent promptement et sûrement le Christ.
Avant que Fange s'éloigne, l'apparition s'élargit ; toute une légion d'esprits se rend visible, et ces lévites d'en haut entonnent un chant de louange. Cet hymne se présente sous deux formes dans les anciens témoins du texte : « Gloire dans les hauteurs à Dieu, et sur la terre paix dans les hommes de bienveillance ' » ; et : >< Gloire dans les hauteurs à Dieu, et sur la terre j)aix, aux hommes bienveillance - ». La première leçon fournit une sorte de distique dont les membres se correspondent en un parallélisme que l'on croirait intentionnel : <( gloire » fait pendant à « paix » ; « dans les hauteurs » à a sur la terre » ; « Dieu » aux « hommes de bienveillance ». Mais cette dernière expression est assez suspecte « les hommes de bienveillance » étant, non des hommes bienveillants, et moins encore des hommes de bonne volonté, mais les hommes pour qui Dieu est bienveillant, c'est-à-dire les élus. A l'incorrection de cette formule s'oppose la parfaite régularité de la de la lecture : <( aux hommes bienveillance », qui est conforme à l'usage ordinaire de la langue bibliqvie 3, Cette leçon trouA^e un témoin fort ancien et autorisé dans la version syriaque du Sinaï ; et le tristique se présente dans un écjuilibre aussi satisfaisant que le distique''. Le chant des anges est approprié à la circonstance ; il n'exprime pas un simple vœu, mais
j'iieiu- »> ; oïl iratlendail qu'un Messie, (lomme Luc inlroduit ici pour la preinièi'c fois le nom de (>hrist, il rcxplicjue à ses lecteurs par le nom de << Seigneur » (cf. XXIII, 2, XpicTTov ^a^'.Àis, locution lout à fait sembable à Xpiaxô; ■/.•jpto^), et riiypothèse d"unc fausse traduction de l'Iu'Ijreu n\"i'' """^'Z •!• Weiss, 329i est aussi inutile ([uinvraisemblable. Dai.man, I, 24U.