OoÇa Iv ■j'iil-ry.z -0) Oho
/.al 3-'. YT,; ;!pr|v-/;.
iv àvOç,(.')-o;: vjw/.ix. Le |)1us yrand nomljii- des onciaux. Ss. et les autres veisions syriaques, etc.
;L vjoo/.ix traduit l'hébreu "r'jf"^, et ;joox.£iv se construit avec iv i comme "2?"" avec 2); cf. m, 22.
4. Le salut de Dieu est sur la terre parce (|ue Dieu est bienveillant aux hommes. L'autre lecture donne un sens eom])li(|ué : le salut est sur la terre dans les lioumies poui- (|ui Dieu est ])ienveiHant. (iepi-ndant Mkhx, II, ii, 201- 202, observi' a\ec- laison (pie. si la phrase avait Irois membres, on aurait /.i':
'J.')2 i-Ks i':vAN<iiM;s s^\^(»f•'|•lou^:s
aussi, et d abord, une alïirmatioii ', ear 1 honneur est. en pnueipe, acquis à Dieu, la |)aix à la teri-e. la ^ràce divine aux hommes, par la naissance du Messie, (^esl une véritable acclamation messianique, imitée de celle dont Jésus sera plus tard salué sur la montagne des Oliviers^'. On remarquera que cette intervention collective des ang^es, et leur petit cantique sont superposés au récit, comme s'ils avaient été ajoutés de la même façon (jue le Magni/icfif et le Hr/icdicfufi '■'.
Bientôt la vision céleste s évanouit : les bergers s"enc<»uragent mutuellement à vérifier la |)arole ' de Tange ; ils viennent en hâte à travers la campajj^ne jusquii Bethléem, et ils trouvent Marie. Joseph', l'enfant dans la crèche. Le récit ne donne aucun détail sm* cette visite nocturne : le sig-ne est visiblement la grande préocupation du nari'ateur ; les bergei's ont trouvé l'enlant dans la crèche, ainsi que l'ange l'avait aimonce. On dii-ait cpie la ville était sur pied pour les recevoii', qu ils «>nt des gens à (jui raconter ce qui leur est arrivé, avant d'allei' rejoindre leiu\s troupeaux abandonnés. Ils parlent aux habitants de Bethléem, et tout le monde est dans ladmiration '': enfin ils s'en vont transpoi'tés de reconnaissance envers Dieu, pf)ur avoii' trouvé réel ce que l'ang-e leur avait dit.
A peine est-il besoin d'observer (pie le souvenir de cette merveille, aussi bien que de toutes celles qui vont être décrites encore par Luc et par Mathieu, ne s'était pas perpétué chez les contemporains de Jésus, et que ni les habitants de Nazareth et de la (ialilée' qui entendirent la pi'édication du Sauveur, ni ceux de Jérusalem, où
(levant hi àvOp(ô:^(;i?, et que cette lecture a [jouc effet de donner un sens uiiiversaliste à une formule qui, selon l'autre lecture, concernerait Israël, le |)eu})le élu de Dieu, ce qui serait dans le ton général du récit.
1. Comme il n'y a pas dt' verbe expriinr, ou peut siq)pléei' l'ir^. 'i'3-''\ ou ï'j-i. Cf. I Pieu, (v. 11.