Gkn. XI. VI
NAISSANCK IJK JÉSUS 357
€on^ô de lexistence, et son service est fini '. Ses yeux ont vu le salut de Dieu ', c'est-à-dire le Sauveur que Dieu envoie, celui qui amène le salut d'Israël. Les peuples en seront les témoins émerveillés, car le rè<^ne de Dieu se prépare devant eux, sous leurs yeux * : ce sera une lumière qui leur apportera la révélation de Dieu ^, et qui produira en même temps la glorification d'Israël '"•.
Bien que l'évangéliste ait dû entendre ce cantique dans le sens du christianisme universel, le point de vue est judéochrétien ; l'auteur s'est inspiré des anciennes prophéties et ne dépasse pas l'idéal messianique [précédemment esquissé par l'ange Gabriel, et dans les cantiques d'I''lisabeth et deZacharie. Le \unc dbnittis est d'ailleurs aussi facile à détacher de son contexte *J que le Magnificat et XeBenedictiis. Siméon va dire maintenant une prophétie en prose, qui est d'un autre ton que le cantique, et il est au moins singulier que le cantique et le discours soient introduits par deux formules où se rencontre le mot « l)énir » : Siméon bénit Dieu et prononce le Nunc dimittis ; Siméon bénit les parents de Jésus et annonce à Marie la la destiné'' de son fils. La remarque touchant Tétonnement du père et de la mère ' ne vient pas à sa place, car il reste encore beaucoup il dire sur l'enfant : on peut soupçonner qu'elle venait primitivement à la fin du récit, oîi elle se référait aux discours de Siméon et d'Anne, et faisait transition ])our le départ en Galilée.
1. \ . 2il. vOv ar:oA'j£t: tov ooûàov ^oj, oîo-noTa. y.y.-T. to ii\'J.i ir/j iv ;tprjvr|. L'emploi (les mots « iiiaitre " et « serviteur» n'empêche pas qu'il ne soit question du congé (le la mort, la vie étant le service dont Siméon va être relevé. Cf. Nombh. XX, 29; Ton. m, ti.