Cf. .\CT. 11, 30; IV, 27-29: vni, 5t-r
4-. zal Toj rjï 7.J-f\ç TTjV 'i('jyr|V niikzù'ji-a.i ôoa'^xia.
.'i. Cette opinion dOrigène n'a pas été sans éelio dans la tradition. i'A'. M.m- DONAT. II. 113. et noter la réflexion : " Melins de sanctissima N'irgine eogitandiim ».
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le mieux à la métaphore employée. Or, le glaive qui perce le cœur ne signifie pas très naturellement le doute qui partage l'âme entre deux avis contraires, et l'on ne saisit pas l'intérêt que pouvait avoir l'évangéliste, de qui vient probablement la réflexion, à faire valoir une telle idée. Il s'ag-it plutôt de la douleur que Marie ressentira de la contradiction rencontrée par son fils, cest-à-dire, en définitive, de la passion', quoique la présence de Marie au pied de la croix ne soit pas plus visée ici qu'elle nest signalée dans le récit de la mort du Christ. Si l'on admet que ce membre de phrase est surajouté, on est induit à soupçonner que, dans la source, le discours de Siméon ne s'adressait pas à Marie seule ', ef qu'il était introduit par la formule : « et il les bénit et il hiu' dit », ce qui donnai! un meilleur équilibre au récit.
Le nom de la prophétesse est le même que celui de la mère de Samuel ; on a soin d'y joindre celui de son père et de sa tribu, ce ({u'on a négligé de faire pour Siméon. Le père de Hunnti. » grâce >» s'appelait Phanuel, « face de Dieu o. et il était de la tribu d'Aser Une sorte de notice biographique complète ces indications : .'Knne n'avait été mariée qu'une fois-', et elle avait vécu sept ans '^ avec l'époux de sa virginité ; elle était donc jeune encore quand elle devint veuve; mais, pareille à Judith, elle n'avait pas voulu choisir d'autre mari, et elle avait passé sa vie. jusqu'à l'âge de cpiatrevingt-quafre ans, sept fois douze ans, dans le jeune et la prière. Anne est un type de sainte femme, comme Siméon est un type de juste ; les différences qui apparaissent dans la manière de les présenter au lecteur, et de faire valoir leurs mérites, tiennent à leur condition personnelle, on pourrait presque dire à leur sexe, non à l'abondance plus ou moins grande des renseignements que la tradition aurait possédés sur l'un et sur l'autre. Anne arrive, comme Siméon. et il est probablement sous-entendu ([ue l'Esprit divin n'est pas étranger à sa démarche ; elle aussi reconnaît le Messie dans l'enfant qu'on apporte au temple, et elle parle de lui à tous les pieux Israélites qui se trouvent dans le saint lieu. Le narrateur n'entre pas dans d'autres détails sur cette renconti'e et sur les dis-