I. HOLIZMANN, /oc. cil
■1. .1. Weiss, 338.
.{. Cf. Jiii.. VIII, 4-8: XVI. -22.
^. Ss. (lit « sept jours •'.
NAISSANCE 1)K .lÉSUS 3ttl
cours de la prophétesse, pour ne pas répéter ce qui a été déjà dit précédemment ; ce qu'il appelle maintenant '< la délivrance de Jérusalem ' » est la même chose qiie « la consolation d'Israël ». à savoir le salut messianique. C'est en cet endroit que Ton attendrait l'indication touchant l'effet produit sur Joseph et Marie par les discours àes deux vieillards.
Siméon et Anne disparaissent sans que l'on se préoccupe d'eux autrement : ils ont été amenés pour rendre témoignag-e à Jésus, et, le témoignage rendu, ils n'ont plus de raison d'être pour le récit. Les rites légaux accomplis, la sainte famille retourne directement ià Nazareth ~, les parents de Jésus n'ayant sans doute rien de plus pressé que de rentrer dans leur maison.
Luc parle comme s'il ignorait l'adoration des mages et le voyage en Egypte. Il est impossible pourtant de mettre ces faits dans les quarante jours qui se sont écoulés entre la naissance du Sauveur et sa présentation au temple. Matthieu laisse entendre que le séjour en Egypte fut assez long, et il dit positivement que les parents de Jésus évitèrent Bethléem et la Judée en revenant : il ne permet pas non plus de supposer que la visite des mages aurait eu lieu avant le voyage à Jérusalem, et la fuite en Egypte aussitôt après, attendu que les mages semblent être arrivés eh Judée plus de quarante jours après la naissance de Jésus, et que la famille du Sauveur n'est pas censée quitter Nazareth entre le départ des mages et l'avertissement de l'ange, qui suit immédiatement ce départ. Les deux traditions sont indépendantes l'une de l'autre ; Matthieu ne connaît pas celle de Luc, Liic ne connaît pas celle de Matthieu ; ce que les évangélistes ont en commun ne se présente pas comme le souvenir précis de faits historiques, mais comme des thèmes de théologie messianique, juive et chrétienne : Jésus a dû être fils de David; il a dû voir le jour à Bethléem; il a dû naître d'une vierge. La représentation concrète de ces données au moyen de récits varie d'un Evangile à l'autre, et il est suj)ertlu de vouloii- accorder Luc avec Matthieu, comme si les deux relations procédaient tl un fonds commun (h- tradition liist<»ri([ue.