‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 315 sur 829 · CI. .In. mi. 1-'; vm. 14; QÉ. 52(j. .SS.J · texte numérisé non relu

CI. .In. mi. 1-'; vm. 14; QÉ. 52(j. .SS.J

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elle a fait sa première apparition', n'ayant pas eu besoin d'autre indication pour quitter leur pays et se diriger vers la Judée, sont heureux de la revoir en quittant la capitale d'Hérode pour se rendre à Bethléem. L'étoile marche devant eux, dans la même direction, c'est-à-dire du nord au sud, et s'arrête juste au-dessus de la maison où se trouvait l'enfant. Que Jésus ne soit plus couché dans une crèche ni ses parents lojj^és dans une étable, Matthieu n"a pas besoin de le dire. Joseph et Marie sont chez eux à Bethléem, et Jésus est né dans la maison où les mages viennent l'adorer. Il est également sous-entendu que, sans l'étoile, les mages auraient eu beaucoup de peine à trouver le Christ, pai'ce que les gens de Bethléem ignoraient que le fils de Marie eût cette qualité, et tout se passera ensuite comme s'ils avaient dû l'ignorer encore après la visite des mages. 11 est assez conforme à l'esprit du récit et à la place que l'étoile y occupe, de supposer que les mages sont arrivés à Bethléem et qu'ils ont rendu leurs hommages à Jésus pendant la nuit, comme les bergers de Luc ; mais il n'ont pas, comme ceux-ci, divulgué le motif de leur démarche aux habitants de Bethléem. Ils entrent dans •la maison, trouvent l'enfant avec sa mère, et ils adorent Jésus à la façon orientale, en se prosternant devant lui.

Suivant la coutume de ces contrées, qui ne permet pas de visiter un personnage important sans lui faire un cadeau, ils offrent au roi- Messie ce qu'il y a de plus précieux dans leur pays. Mais l'évangéliste a surtout en pensée les textes où il est parlé de l'or d'Arabie et des parfums de Saba^. La désignation des présents n'a pas d'autre objet ^, et Matthieu n'a rien à dire sur le rapport des mages avec Jésus que ce trait qui correspond à une prophétie. A peine les a-t-il amenés devant le Christ qu'il les reconduit dans leur pays. Les mages, hommes simples et droits, ne s'étaient pas aperçus que les instructions d'Hérode cachaient des projets perlîdes ; ils sont avertis en

I. V. 9. /cotl iooJ ô àaxrjp, ov eiSov iv rf) àvaxoX/j, T^porjy-'' aàtoùç îwç iXOtov kazâdii Èxàvfi) ou r|V t6 Tzaiotov. Cf. supr. p. 364, n. 1.

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