‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 325 sur 829 · Dei T. \\i. Kl · texte numérisé non relu

Dei T. \\i. Kl

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i. V. i-2. /.7.. OT- i-i'ji'Jt z'O)/ odioi/'.a. à'/a|iia'.vovT'')V ajT'ov y.y.-x to ïOo: tt,; âop-rj; zTA. Le [)roii()rii aj-nôv se lapporte aux parents, non ii Jésus, mais cela ne |iioiive pas (|iic Jésus ne les eût pas accompagnés auparavant: il lésulte seulement (lu conlexle, (|ue, si Jésus était venu, il n'avait encore jamais fait ce qu'on va (lire, ('-"csl |i()nr(jiioi 1) (■\pli(pi(' : àvi^iiTiiav o'. ^^vjzli aùtoù i/o/iii 7.Ùt''V.

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dans le saint lieu, et qui s'exprimera plus loin dans sa réponse à sa mère. On voyageait ordinairement par groupes ou caravanes : c'est pourquoi Joseph et Marie, au départ, ne se sont pas inquiétés de ne pas voir Jésus auprès d'eux ; ils ont cru qu'il était avec des personnes amies, qui revenaient avec eux '. Mais, à la halte, chaque famille se réunissant, labsence de Jésus est constatée, et les parents rebroussent chemin. Les trois jours de recherches sont à compter probablement comme les trois jours que le Christ passa dans le tombeau : le premier jour est celvii du départ de Jérusalem ; le second est celui du retour; le troisième est le jour où les parents retrouvent Jésus dans le temple, cest-à-dire dans un local, synagog-ue ou école, annexé au temple. De ce qu'il est assis parmi les docteurs, il ne faudrait jjas inférer qu'il siégeât lui-même et parlât en docteur; il était assis par terre, devant les maîtres, comme les autres auditeurs, et dans l'attitude dun auditeur, c'est-à-dire écoutant et interrogeant -, selon l'usage des écoles juives-'.

Le dialogue qui s'établit entre l'enfant et les docteurs de la Loi donne à Jésus l'occasion d'émerveiller l'assistance par la sagesse précoce qu'il manifeste dans ses discours. Ses parents surviennent et sont stupéfaits ', non de ses paroles, qu'ils n'ont pas entendues, mais de sa manière d^être dans une telle assemblée. Sa mère cependant l'interpelle, pour lui reprocher de les avoir quittés et mis dans liiiquiétude. Sa réponse ' comporte une double interprétation : « Ni' savie/-vous pas (pie je dois être appliqué aux affaires de mon

aÙTov zxX. Il n'est pas évident que la recluMche ne commence quaprès la Journée de chemin, et non pendant le voyage; mais la première hypothèse, qui est la plus conforme au texte, est aussi la plus naturelle, car il n'aurait pas fallu une journée pour s'aperce voii- ([uc .fésus n'était pas dans la caravane de Nazareth.

2. V. 46. y.xl cyiv£TO p.£-à f,[j.£pa; ~odç zupov ajTOv iv -m '£0(0 x.aOHLO[X£vov iv 'xirji't T(ov StBaazdXcov xal àxoûovta aùioiv xai i-jo'oTrov-a xÙtou;.

:i. Cf. ScHURER, II, 324-326. Sur la position des disciples par rapport au maître, cf. Act. xxii, 3; tout le monde étail assis, mais le docteur était sur une espèce d'estrade.

4. On dit des assistants, v. 47. içiatavro ô'; -âvTs; o{ ày.ojo'vrcg aÙTOÙ, et des parents, v. 48. /.al îocIvte; aùxov Ih-XÔLyriioi'/ . Ss. : •> Kt quand ses parents l'eurent trouvé, ils furent étonnés, et sa mère » etc.

•'». \. W. t; ')-•. l'C-t,-!'.-! n.i: lyjy. 'i/iv.-.i '>-<. :'v toi: toi r.y.-'^'iz u.oj osT sivoc. <xz :

JKSl'S A DOU/I-: ANS I^S I

Père ' ? " ou bien : " Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père? » La seconde explication s'accorde mieux avec la teneur du texte ; de plus, la réponse de Jésus doit contenir l'indication du lieu où il devait être, où on était sûr de le trouver, et les intérêts de Dieu peuvent se traiter ailleurs que dans le temple. .\u premier abord, il semble que l'évaniJéliste veuille opposer à la parole de Marie : »* Ton père et moi - >\ ce que Jésus dit du Père céleste ; puis, à la réflexion, l'antithèse étant assez froide et de mauvais ji^oût -^ on est tenté de la contester. Mais il faudrait, dans ce cas, supposer une distraction de l'évangéliste, qui aurait mis dans les mots, sans s'en apercevoir, une opposition qui n'était pas dans sa pensée. Si cette dernière hypothèse jiaraît invraisemblable, il faudra simplement admettre que le yoût de Luc n'était pas le nôtre, et qu'il aura trouvé, au contraire, fort expédient, pour corriger l'impression que donnerait la qualilicati<tu de père attribuée à Joseph, d'opposer à ce père putatif le ^ rai père de Jésus, qui est Dieu même. Le contraste de la demande et de la réponse sera bien réduit, si on le lait porter uniquement sur l'inquiétude déclarée par Marie, et sur le défaut de raison pour cette inquiétude, déclaré par Jésus.

On remarquera que cette scène fait écho à une anecdote de Marc ', négligée avec intention par Luc. mais qu il pourrait bien anticiper en quelque manière, suivant un procédé de transposition dont on trouvera d'autres exemples. Dans Marc. Marie vient avec les frères de Jésus, pour le ramener a la maison, quand l'éclat de .sa prédication commence à inquiéter sa famille : et lorsqu'on le prévient de cette démarche ', il répond : « (Jui est ma mère, et qui sont mes frères ?.. . (^elui qui fait la volonté de Dieu '' ». L'intervention de Marie et l'opposition delà parenté spirituelle à la parenté naturelle reviennent

1. Cf. I TiM. IV, 15. La traduction : •< avec les f^ens de mon Père ",les hommes pieux, zélés pour la parole divine (Doderlein, ap. Holtzmann, 323) n'est pas impossible (cf. v. 44. h/ -f, Tjvooia, iv toïç auy/^vîatv) ; mais il est douteux que Luc ait voulu faire tant d'honneur aux scribes; et Ton pouvait trouver des docteurs ailleurs que dans le temple.

2. V. 48. î5où 0 -atrjp aou zàyo or)jv(>')a£/0'. iT/iTouaiv m.

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