V. Aiil. XVIll, G, lU; XX
;•). Cf. S.HÙHER, 1, 716-720.
BAPTÈjrr: ui-: jksus 389
les }{vaiigiles, avec là peu près, la conjecture ou la combinaison systématique. Ainsi l'assertion relative aux deux grands-pré très, Anne' et Gaïphe -, n'est pas rigoureusement historique, puisqu'il n y en avait qu'un seul en exercice. Gaïphe g^arda le pontitîcat de l'an 18 à l'an 'AW. Anne l'avait eu de l'an G à l'an lo, et cinq de ses lils en furent ivvétus après lui. En 28-29, il n'y a\ait pas d'autre grand-prétre que Gaïphe. On a pensé que Luc avait vu dans Anne le véritable grand-prêtre, à cause du rôle que ce personnage a joué dans le procès de Jésus et dans les premières persécutions contre les apôtres, et qu il lui avait adjoint Gaïphe sur la foi des documents évangéli([ues plus anciens. Pour ce qui est de la passion, le rôle d'Anne a été plutôt déduit de Luc par l'auteur du quatrième Evangile. Mais lintluence exercée par Anne au temps de la communauté ap()stoli(jue. le titre qu'il conservait, ou bien encore l'idée, historiquement inexacte. c[ue la charge de grand prêtre restait viagère, et que les successeurs d'Anne lui ont été associés, non substitués, ont pu faire croire à l'évangéliste que l'ancien grand-prêtre était toujours le chef du sacerdoce, avec Gaïphe pour auxiliaire.
Il n'est pas sûr que les mots : « tîls de Dieu >, soient authentiques dans la formule initiale de Marc-^. S'ils sont primitifs, ils sont une explication du nom de Ghrist et n'expriment pas la notif)n métaphy sique de la filiation divine, du moins pas autrement que l'évangéliste ne la conçue. La formule entière peut être prise pour le titre ou pour le commencement du livre. En toute hypothèse, la prédication de Jean apparaît comme le point de départ de l'Evangile ; mais on peut se demander si le mot « évangile » signifie la relation écrite^, ou les choses contenues dans la relation ', et pareil-