‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 333 sur 829 · Me. 4. Ô PaTJXÎÇfov. Mt. 1. ô [JarTiaTr · texte numérisé non relu

Me. 4. Ô PaTJXÎÇfov. Mt. 1. ô [JarTiaTr

3. Cela fait aussi une cout'oiniité aux titres de piophélics sj//)/'. cit. p. "{Hîi, u. 2.

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l)ientot d'autres auditeurs; il eut le temps d'avoir des disciples, et sa prédication a duré sans doute plus de quelques mois. Les deux premiers Evangiles donnent à entendre qu il demeurait ordinairement à proximité de l'endroit où le Jourdain se jette dans la mer Morte, et qu'on venait le trouver là. D'après Luc, il aurait voyagé le long- du fleuve et prêché dans la vallée du Jourdain, en sorte qu'il semble aller chercher des auditeurs et non les attendre au désert. Ses démêlés avec Antipas montrent qu'il a dû passer sur la rive orientale du Jourdain et séjourner eu Pérée. Son costume rappelle celui d'Elie '. Le désert lui fournissait sa nourriture : certaines espèces de sauterelles qui servent encore aujourd'hui ii l'alimentation des pauvres, et du miel sauvage, soit la gomme qui s'échappe de certains arbustes - par les fissures de Fécorce, et que quelques auteurs ont ainsi appelée, soit le miel déposé par les abeilles dans les troncs d'arbres et les fentes de rochers, comme l'entendent la plupart des commentateurs. Luc omet ces détails plus extraordinaires qu'édifiants pour les chrétiens de la gentilité.

Jean prêchait un ])aptême de pénitence pour la rémission des péchés. Le baptême, pratiqué par immersion dans le Jourdain, était le symbole du repentir et du changement de vie, l'homme ancien disparaissant dans l'eau purifiante pour en sortir et renaître à une vie sans tache. Les ablutions et les bains étaient prescrits en diverses circonstances par la Loi mosaïque, et la coutume des pharisiens en avait encore étendu l'usage, auquel s'attachait un sens religieux ; ce qu'il y avait de nouveau dans le baptême de Jean était moins 1 acte lui-même que la signitication spéciale qui lui était donnée. Le baptême des prosélytes, qui marquait la purification des souillures païennes, avait un sens analogue. Mais le baptême de Jean n était pas afîaire de rituel, ce n'était encore que le signe sensible de la repentance. et la repentance comme l'entendait Jean- Baptiste avait pour but d'obtenir la rémission des péchés en vue du royaume prêt à venir. Il fallait se reconnaître pécheur, avec l'intention de mieux vivre désormais. L'aveu des péchés s'entend évidemment d'une confession libre, publique et d un caractère général. Matthieu substitue à la mention du « baptême de péni-

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