‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 335 sur 829 · B. Wf.iss, E · texte numérisé non relu

B. Wf.iss, E

4. B. Weiss, Leben Jeau [LJ.], 1, 2s:i. Il ne parait pas possible de traduite t:; j-jSetÇev jatv (pjyEÏv x.tX : <( Personne ne peut vous apprendre ii l'uir », et de supposer (jue le discours s'adresse aux premiers venus, à de simples curieux (|ui ne songent pas même à se faire baptiser par .lean. Mieux vauilrail admettre (pie le discours a été élalioré pai' la tradition. (]f. n. I.

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de repentir, et sans la contrition du C(t'ur, ils pourront échapper à la colère divine. Ils sont bien mal instruits de ce qu est la justice de Dieu, et de ce que sera le grand jugement, (.le discours montrerait que Jean avait des doutes sur la sincérité de leur conversion et la profondeur du sentiment qui les attirait à lui. 11 sefîorce de les mieux instruire. Pour se soustraire au châtiment du péché, il ne suffit pas de se plonger dans l'eau, pas plus qu'il ne sutïît d'être tils d'Abraham ' : il faut faire une vraie pénitence. S'il ne s'agissait que d'être enfant d Abraham pour être sauvé. Dieu pourrait multiplier les élus en faisant des tils d Abrahani aA'ec les pierres qui sont làsur le sol. Jean ne parle pas en allégorie, et les pierres ne sont pas pour lui les Hls d'Abraham selon l'esprit : il veut montrer seulement que Dieu n'a pas besoin des Hls d'Abraham comme tels, et que, si les enfants d'Abraham venaient à lui manquer, il serait assez puissant pour en faire d'autres avec des cailloux. La comparaison de la hache au pied de l'arbre signifie que le jugement de Dieu est iinminent: ([ue les épreuves préparatoires au règne de justice vont connnencer. et qu'il faut se mettre, par la pénitence, en mesure de traverser heureusement la crise. La dernière phrase, touchant l'arbre stérile qu'on jette au feu, se retrouve textuellement dans le discours sur la montagne \ Tout ce développement a un son chrétien, et les évangélistes ont dû y voir une prophétie de l'incrédulité d'Israël envers l'Evangile, et de sa punition.

Luc ajoute à ce discours trois sentences d'un caractère tt»ut à fait pratique.

Luc, m, K». I"',t la foule rinlerrogeail, disant : << Que devons-nous taire? » M . Lt répondant, il leur disait : « Que celui qui a deux tuniques en donne à qui n'en a pas ; et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » \'2. Des publicains vinrent aussi pour se faire baptiser, et lui dirent : « Maître que devons-nous faire? » 13. Et il leur dit : « N'e\i';e/. rien en plus de ce qui vous est presci-it. » 14. Des militaires linterrogaient pareillement, disant : « VA nous, que devons-nous faire? » l*^t il leur dit : « Ne vexez personne; ne molestez personne, et contentez-vous de Aotre paye. •<

1. Mr. '.t. ar, oo^rjTî Àc'ys'.v corrij^c l'héliraïsme de la source I.<:. 9t ar, a'^çTicrOi XÉ^civ. Ss. Se. mss. lai. omelteiil ensuite sv âajTO-:.

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