In. I, 32-34; ui
."). IX, '.t; XII, 31 ; xxiii, 0-12.
iOi LES ÉVANGILKS SYNOPTIQUES
Makc. I, 9, l'^t il Mattm. III. i:{. Mais I>ug, m, "il. Kt
arriva, en te temps-là, Jésus vintcle Galilée au lorsque tout le peuple (que) Jésus vint de Na- Jourdain, vers Jean, recevait le baptême, et zaretli en Galilée, et il pour être baptisé par que Jésus, ayant été fut baptisé dans le lui; 14. et lui Tendis- baptisé, priait, le ciel Jourdain par Jean; 10. suadait, disant : <> C'est s'ouvrit, 22. et l'Esprit et à l'instant où il sor- moi qui ai besoind'être saintdescendit enforme tait de l'eau, il vit les baptisé par toi, et c est corporelle, comme une cieux ouverts et l'Es- loi qui viens à moi 1 » colombe, sur lui, et il prit, comme une co- 15. Et Jésus, répon- vint une voix du ciel : lombe, descendant sui- dant, lui dit : « Consens (( Tu est mon fils bienlui ; 11. el une voix maintenant; car ainsi aimé, en toi je me com- (vint) des cieux : « Tu convient-il que nous plais. » es mon fils bien-aimé, accomplissions toute en toije me complais. •> justice. » .Alors il lui céda. 16. Et Jésus, étant baptisé, sortit aussitôt de l'eau ; et voici que les cieux s'ouvrirent, et qu'il vit l'Esprit de Dieu descendant comme une colombe (et) venant sur lui; 17.
et il y eut une voix des cieu.v, disant : » Celuici est mon fils bien-aimé, en qui je me c(miplais. »
Cependant Jésus vient de Nazareth en Galilée, où il demeurait, afin de recevoir le baptême de Jean, et il recevra, lui premier, le baptême de l'Esprit. Marc dit Nazareth de Galilée', parce qu'il mentionne ici pour la première lois la patrie de Jésus ; Matthieu, qui a déjà parlé de Nazareth, nomme seulement la Galilée ' ; et Luc, pour qui Nazareth a été de tout temps le séjour de Joseph et de Jésus, ne prend même pas la peine de parler du voyage, ce qui le
1. V. 11. zal iyivîTO iv i/.sivau Taù fjaÉpa'.; îi'/Jhy "l■f^a')\J; j-ô Xarxpk t/|; Ta/.iXa'.a; xal i[3aTC-{a6ï] sJ; tov TopûâvTjv ujîù 'I(<)avo'j.
2. V. 13. tÔt£ zapayîvcTat ô 'Iriaoijç à-o tt,; l'a)-;Xxia; ir.': -'>•/ 'loooàvï,'/ npo; xov
UAP'IÈMI-: DK JÉSUS iO.^)
dispense d'en indiquer le point de départ et le point d arrivée. Mattliieu seul dit positivement que Jésus était venu pour se taire baptiser par Jean : les deux autres Synoptiques s'abstiennent de marquer l'intention de Jésus, et peut-être lont-ils fait à dessein, alin que le Christ ne semblât pas avoir recherché pour elle-même une j)urilication symbolique dont on ne voyait pas la signification par rapport à lui. L'historien, à qui le fait du baptême paraît suffisamment attesté, doit supposer que la renommée de Jean-Baptiste était venue jusqu'à Nazareth, et que Jésus, dont on ig-nore jusqu'à ce moment les préoccuj)atioas, conçoit le désir de voir et d'entendre le nouveau prophète, |)arce que ce qu'il apprend à son sujet se trouve répondre aux aspirations de son àme. Qu'il se soit soumis au baptême que le prédicateur de la pénitence donnait à tous ceux qui voulaient l'écouter, c'est ce qui n'a jamais eu besoin d être expliqué qu'au point de vue des théories christolog'iques. Le baptême de pénitence ne rendait pas coupables ceux qui venaient sans péché le recevoir ; un juste pouvait s'y prêter pour signitier sa volonté de vivre purement, sans avouer des péchés qu'il n'avait pas commis ; il manifestait sa résolution de se pré])arer, selon son pouvoir, à l'avènement du royaume.
L'explication donnée par Matthieu, qui' a pu g'arder la donnée primitive ' en disant que Jésus vint pour être baptisé par Jean, est assez conforme en soi à la vérité de Ihistoire, mais non pas en tant qu'on l'attribue à Jésus lui-même, et qu'on en fait un thème de conversation du Christ avec son Pi'écurseur. Seul entre les Synoptiques, le premier Evangile donne à entendre que Jean connaissait Jésus en sa qualité de Messie avant de le baptiser ', et que Jésus, de son côté, se reg-ardant comme Messie, s'est avoué tel à Jean. Le premier point est contredit par l'attitude ultérieure de Jean, et le second par celle de Jésus, aussi bien que par sa démarche présente. Jean dans sa prison ne saura jjas encore que Jésus est le (Christ, et Jésus ne voudra pas répondre directement à sa demande formelle-'. D autre part, si la recherche du baptême est com[)atible avec une
1. Il ;i gardé le sens de celle donnée, mais la loiiiiuue de sa phrase peut navoir pas d'autre objet (|ue de préparer Tobjeclion (jui va être soulevée par le Précurseur.
2. Dans Jn. i, ;i2-:U, le Bapliste reconnaît le Christ à la deseeiile de T^spril.