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2. V. 13. zal T'jvTjXIaaç Tirâvra 7Ciipaa[j.ov ô ôt«6oÀo; à7:£CJTr, à-'auTO'j a/p; x.a'.poû. I,uc ne dit pas précisément " pour un temps », au sens de " pendant un ceilain temps », mais " jusqu'à un temps ;>, à un moment fixé, une occasion détonninée, que l'évang'éliste a en vue et qu'il s'abstient d'indiquer autrement.
3. Cf. I.c. XXII, 39-46. L'idée de ;:£tpaa;i.dç est étroitement liée à Tagonie de (îethsémani, bien que la tradition synoptique atténue ce rapport. Les épreuves ou tentations du Christ ont été objet de spéculation dans les premiers temps du clu'istianisnu^ : cf. IIkbr. ii, 18; \\. I.'l: v, 7-i) : fnipr-. p. '.•.
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plus long- que toutes les discussions critiques sur le sens que la tradition attachait à la première épreuve de Jésus. Les divergences des évangélistes, le caractère indécis de la narration, le défaut de liaison, même artificielle, entre ce récit et le suivant, laissent clairement voir que, si le souvenir apostolique était assez ferme sur les points fondamentaux, le séjour au désert et 1 espèce de combat intérieur que Jésus avait eu ;i soutenir pendant cette retraite, il était beaucoup moins net sur les circonstances extérieures de ces faits et sur leurs conséquences immédiates. On savait que Jésus n'était pas sorti de son atelier et de Nazareth pour prêcher aussitôt l'Evangile, luais qu'il avait dabord quitté son pays sans autre motif, au moins apparent, que d'entendre .Jean-Baptiste, et que c'était seulement à son retour, au bout d'un certain temps, qu'il avait annoncé l'avènement du royaume. A ce moment, Jean était déjà enq)risonné. Qu'avait fait Jésus dans 1 intervalle? Il avait vécu seul dans le désert.
Si la tradition ne parlait pas de cette retraite au désert, on devrait presc|ue la supposer ; et si le quatrième Evang-ile a voulu la passer sous silence ', c est que son point de vue n'est pas celui de l'histoire. Un temps de réflexion et de préparation était indispensaJjle entre la vie du charpentier et la manifestation du prédicateur évang-élique. La vocation messianique de Jésus peut bien s'être affirmée à l'occasion de son baj)tème; mais, pour suivre cette vocation, jl fallait d'abord en peser les conditions : l'Esprit qui a fait de Jésus le Christ ne pouvait manquer de le conduire au désert ; et Jésus au désert devait être tenté par le démon, toui'menté entre des pensées contraires, d'une part l'idéal de piété simple dont son âme avait vécu jusqu'alors, et l'élément spirituel du messianisme israélite. d'autre part les imaginations courantes, les idées de triomphe terrestre. La solution du contlit est le programme que Jésus a voulu suivre et qui s'est affirmé, devant les mêmes tentations, pendant toute la durée de son ministère : préparer les hommes à l'avènement du royaume par la conversion du cœur, s'en remettre à Dieu pour le jour et la manière dont s'ell'ectuerait le grand avènement.
L'explication purement mythique de la tentation est donc à écarter comme inutile et invraisemblable. Mais il n'est pas non plus nécessaire de prouver que nos récits ne sont pas l'écho d'une tradi-