Cf. .In. I. 29, :V.\, VA: II. 1. Ql':. ^MK
tion purement historique. Les quarante jours et le jeûne seml)lent imités de TAncien Testament ; toute la mise en scène est en rapport avec les croyances populaires du temps sur les bons et les mauvais esprits ; la systématisation des tentations par questions et réponsejj est un expédient didactique ; et l'on ne peut ofuère s'empêcher de reconnaître dans la triple épreuve du pain à créer, du si^ne à donner, de la royauté à prendre, une précision influencée par les expériences ultérieures de la carrière du Christ ', quoique les pensées qui agitaient Jésus au désert aient dû être analogues à ces trois su^.2;-estions diaboliques. On a supposé que Jésus avait pu parler de cette épreuve en termes figurés que la tradition aurait pris trop k la lettre -. Le caractère des récits ne favorise pas cette hypothèse, et la tradition ne gardait pas le souvenir d'un discours de Jésus sur la tentation, mais d'un fait connu seulement en g-énéral, parce que Jésus lui-même n'en avait parlé c[u'en termes généraux. C'est ce fait que la tradition a de bonne heure interprété, sous une foi'me succincte dans Marc, sous une forme plus étudiée dans la source commune à Matthieu et k Luc pour les discours du Seigneur, quoique le récit de la tentation n'appartienne probablement pas k la première rédaction de cette source ^
1. HoLTZMANN, 4fi-48. Mais Thypothèse de Hoenig (ap. Holtzmann. ;{3()), (jui voil dans les trois tentations de I^uc les trois étapes de la carrière de Jésns : désert, Galilée, Jérusalem, paraît aussi étrangère au récit primitif qu'à la pensée de l'évangéliste : le séjour au désert n'est pas une étape dans la carrière du Christ, à côté du ministère galiléen et du ministère hiérosolymitain ; la seconde tentation de Luc n est pas localisée en Galilée, et la tentation des signes à produire ne caractérise pas la période hiérosolymitaine par rapport à la période galiléenne.