‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 353 sur 829 · B. Weiss, L7. I · texte numérisé non relu

B. Weiss, L7. I

3. Wernle, 226, considère les récits du baptême et de la tentation comme une sorte d'introduction historique ajoutée après coup au recueil de discours. Noter que, dans le récit de la tentation, les textes bibliques sont cités d'après le grec. Cf. siipr., p. 122.

A CAPHARNAUM

Mar.., t, 14-:3î); Matth. iv, 12-23; vin, li-lo; Luc, IV, 14-15; v, 1-11.

« x\près que Jean eut été livré », c'est-à-dire après qu'il fut tombé aux mains des satellites qu'Hérode Antipas avait envoyés pour le prendre, et que ceux-ci Teurent jeté en prison ', Jésus vint en Galilée et commença la prédication de l'Evangile. Marc indique simplement un rapport chronologique entre les deux faits, et c'est par une conjecture, d'ailleurs vraisemblable, que l'on attribue au premier une influence sur le second. Lévangéliste ne paraît aucunement préoccupé de cette influence ; mais on peut croire que Jésus s'est décidé à parler à son tour, parce que l'avènement du royaume se trouvait maintenant sans prophète, et qu'il lui appartenait plus qu'à tout autre, plus qu'à Jean lui-même, de préparer les hommes à cet avènement. Admettre que Jésus se serait alors aperçu que Jean n'était pas l'homme du royaume -, serait supposer gratuitement que le Sauveur n'avait pas encore conscience dune vocation supérieure à celle du Baptiste. Dire que Jésus entre dans son rôle de Messie parce qu'il voit celui de son Précurseur terminé ', serait lui prêter, touchant la mission de Jean, une idée qui a été seulement celle de la tradition apostolique. Jésus vient en Galilée parce que la Galilée était son pays, et qu'il lui était plus facile, à tous égards, de com-

1. Me. il4. asTà 0£ -') -apaoofiTjvat tov 'Iwxvtjv. On doit probablement sousentendre a; çuXa/v (Holtzmann, 114); cf. Act. viii, 3; xxii, 4. On ne peut comparer I Cor. xi, 23 (B. Weiss, E. 173), pour traduire : « après que Jean eut été livré » par Dieu à ses ennemis ; car il n'y a aucune parité entre Judas livrant le Christ, et Dieu permettant Temprisonnement de Jean-Baptiste ; mieux vaudrait supposer que Jean aussi est tombé aux mains d'Antipas par ([uelque trahison. Mais il est à croire que -acaooôfjva'. signifie d'un seul mot et quon lit Me. VI, 17.

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