I. <ir. G. A. Smith, a. Capernaum E B. I
"2. Is. Mil, 23 : « Au temps jadis il a porté la honte au paya de Zabulon et au paijs (le Nephfali ; et dans l'avenir il honorera la voie de la nier, l'autre rive du Jourdain, le district des Gentils, ix, 1. Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière ; ceux qui habitaient au pays de Tombre, une lumière brille sur eux. >>
3. (B) IX, 1. Toîj-o -pw-ov r.ii, Tayù -ot'st, yôpa ZajSojXoiv, f, yfj NaçOaXsi'jA, zaî oi Âot~ol oi Tr]v T:apaX(av xat 7:£pav toîj 'lopoâvou, raXetÀaia Tôiv iôvwv. 2. ô Àao: 6 jiopsuoa£voç iv 7/.0T£i toîTS cpw; [^iya • oî y.axoiy.oùvreç Iv "/'opx TZia OavaTOu, çpwç Àoca'lei £«' ûaà;. Mr. l.j. r?l ZapouÂÔjv zaî yrj NscpOaÀs'jj., ôoôv OaÀàajYiç (leçon qui rencontre A(juila et Théodotion), Tcépav tou 'lopoâvou, l^'aÀtXaîa Tfov sGvtov, 16. 6 Xaôç ô y.crfh'ii.v/oç bj a/.oTÎa soi; sTôîv [J-i^loi, zaî -rnz y.aOr,|i.£vo'.ç Iv /'ôp^ /.al aztct OavdÎTO'j sw; àvit£'.À£v aùioïi;.
k 11 Rois, XV, 29.
."). ^. 17. -xrjj tôt: TJpÇaTO T/iCjoi; x.rjpjaaeiv.
A CARPHARNAUM 433
1ère historique; elles ont été déterminées uniquement par l'insertion de la prophétie.
Luc suppose, comme les deux autres évang-élistes, que le retour en Galilée s'est effectué après l'arrestation de Jean; s'il ne le dit pas, c'est qu'il a anticipé cette arrestation '. On ne peut pas contester sérieusement qu'il soit question du même voyage. L'évangéliste paraît avoir trouvé beaucoup trop simple la relation de Mapc. Il omet comme insignifiant le sommaire des premières prédications, et avant même d'avoir parlé, en général, de cet enseignement, il t'ait valoir la réputation qne le Sauveur acquiert immédiatement dans toute la contrée. Jésus revient, investi de la force d'en haut, non pas poussé par l'Esprit, mais faisant sentir autour de lui par des œuvres miraculeuses la vertu de l'Esprit ^ ; et c'est ce qui explique, dans la pensée du narrateur, cette renommée subitement universelle. Il ne s'agit pas de signilier que Jésus n'a rien perdu, dans sa lutte avec Satan, de la force divine qu'il a reçue au baptême; et le bruit qui se répand ne peut être celui de son baptême, de sa retraite au désert, et de son retour, car la divulgation de ces faits ne serait pas précisément « sa renommée ». L'évangéliste ne regarde pas en arrière, mais en avant, et il fait faire une entrée si solennelle à Jésus parce qu'il va le conduire tout de suite à Nazareth.
Il anticipe les miracles et l'enseignement dans les synagogues, avec l'admiration de la foule, pour rehausser les débuts du ministère galiléen, et pour effacer en partie, car il n'y a pas réussi tout à fait, les incohérences résultant de la transposition qu'il a opérée en mettant la visite à Nazareth avant la vocation des premiers disciples et la prédication à Capharnaûm. La transposition serait évidente quand même on ne pourrait pas contrôler le troisième Evangile par les deux autres Synoptiques. Les gens de Nazareth diront au Sauveur de faire en son pays autant de miracles qu'il en a fait à Capharnaûm -^ ; or il se trouve que Jésus n'est pas encore allé à Capharnaiim, et que l'on n'a raconté encore aucun miracle particulier. Ce que Luc a dit de son retour " avec la puissance de l'Esprit » n'explique pas sulïisamment le discours qu on lui adresse. Cependant, l'identité du fait rapporté par Luc, et de celui que Marc et Matthieu placent