‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 357 sur 829 · m, iy-20: .su/>r. p · texte numérisé non relu

m, iy-20: .su/>r. p

2. V. 14. y.xl 'j-ii-cflv/ ') 'Ivi^oO; iv t^ ojvâ;j.£'. toj -vîJaaTo; ût tViV I^aÀ'.Àaiav.

;i. IV, 2.<.

A. Loiïiv. — Lea EvHnijiles .siin<ij>li(iiies. 2k

beaucoup plus loin ', n'est pas douteuse. Pourquoi ce déplacement qui n'est pas justifié par une raison d'ordre chronologique ? 11 semble que Luc se soit proposé aussi d'expliquer pourquoi Jésus n'avait pas fait de Nazareth le centre de son activité ; mais surtout il a voulu, dans cette scène c{u'il plaçait au début de la prédication évangélique, trouver l'annonce lig'urative de la fortune ultérieui'e de l^Kvang-ile, rejeté par les Juifs et donné aux Gentils. Le préambule qu'il a créé pour cet épisode symbolique est artificiel ; il n'y a pas lieu de s'en servir pour corrig-er ou pour compKHer Marc. Jésus, dit Marc, arriva en Galilée, prêchant l'Evangile de Dieu '. Jean-Baptiste ne prêchait pas l'Evangile, il n'annonçait pas directement la venue du règne de Dieu ; il prêchait un baptême de pénitence en vue du royaume qui allait venir. Jésus aussi invite les hommes au repentir, mais il annonce surtout le royaume, et la pénitence qu'il prêche est moins une préparation qu une introduction au royaume ; car le royaume est si près que l'on y touche, et. croyant à la « bonne nouvelle ». à l'annonce du royaume, on est déjà, en quelque façon, dans la réalité même de ce royaume. Jésus apporte le message de Dieu ; il ne se prêche pas lui-même ; il apporte la bonne nouvelle que le Père envoie aux hommes, à savoir que le temps est accompli, et que le royaume est tout proche •*. Le temps fixé par la Providence pour la venue du royaume est conçu comme une mesure qui s'est remplie petit à petit ; maintenant la mesure est comble ', le royaume arrive. De l'imminence du royaume on déduit deux conclusions : il faut faire pénitence, et il faut croire à la bonne nouvelle. La pénitence était dans le programme de Jean ; mais la foi appartient en propre à celui de Jésus. L'on doit attribuer à l'évangéliste ce résumé ^, qui n'est pas à prendre pour une

Page 1