‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 358 sur 829 · I. M«;. vj, i-0; Mr. xiii, o.î-iiS · texte numérisé non relu

I. M«;. vj, i-0; Mr. xiii, o.î-iiS

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i. Hor,TZMANN, 114.

"i. <( (iioire ;i l'Evangile » est une locution de Tàge apostolique. " Scmanz. Ml. 8;'). (;f. Wkllhausen, Me. 8. On ne change pas beaucoup le sens, mais on met (le la subtilité dans l'expi^ession si l'on traduit : « Croyez par l'évangile d. sur fondement de la bonne nouvelle (B. Weiss, E. 173), ou bien : <■ (iroyez dans l'Evangile », celui-ci étant la sphèi'e où se meut la foi (Deissmann, .7/>. [ïoltz-

MANN, I H'il.

A CAIMIARNAIM i-3o

prédication particulière, antérieure à la vocation des disciples, mais pour le thème général de l'enseignement du Sauveur pendant son ministère g-aliléen •, tout au moins pendant la première période de ce ministère, jusqu'au discours des paraboles, l'histoire détaillée commentant avec la vocation des premiers disciples.

Matthieu n'a retenu que les mots : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » C'est la formule qu'il a mise plus haut •' dans la bouche de Jean-Baptiste. Mais c'est d'après Jésus qu'il a fait parler Jean, et ce n'est pas d'après Jean qu'il fait parler Jésus. Sa tendance et celle de la tradition évangélique en g^énéral est à établir la plus g-rande conformité possible entre les deux enseii^nements ; mais il va sans dire ({ue ce n'est pas celui du Sauveur qu on a modifié pour le rendre semblable à celui du Baptiste, c'est celui du Baptiste qu'on a rapproché de l'Evang-ile. On n'est donc pas fondé à soutenir, en s'appuyant sur ce passage de Matthieu, que la prédication du Sauveur était d'abord identique à celle de Jean, et que Jésus song-eait d'autant moins alors à se dire Messie qu'il n'avait pas conscience de l'être '. La différence des deux prédications vient d'être indiquée. Quant à la réserve de Jésus touchant sa qualité de Messie, elle tient à ce que cette qualité n'était pas matière d'Evangile : l'objet de la bonne nouvelle était 1 avènement prochain du royaume, et le })ersonnage du Christ ne devient essentiel au royaume et ne peut même se manifester en sa qualité que dans cet avènement ; en un sens, Jésus était appelé à devenir Messie et ne l'était pas encore, parce que le Messie, dans l'acception commune du mot, était le prince du grand avènement ; il appartenait au Père de déclarer lui-même son (Christ, et là sans doute est le motif principal pour le({uel Jésus se comporte en héraut du royaume qui vient, sans se prévaloir d'un titre qui n'aura sa pleine signification que dans le royaume déjà venu. Les Evangiles synoptiques ne contiennent pas le moindre indice d'une variation dans la conscience que le Christ a eue de son rôle, et c'est peutêtre faute d'avoir compris les conditions historiques de son ministère, que l'on s'est étonné de ne pas trouver plus de déclarations explicites à ce sujet dans ses discours.

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