‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 365 sur 829 · Voir W. Ba.on, Z.V7\\'. VI (1904), ir,3-i:i · texte numérisé non relu

Voir W. Ba.on, Z.V7\\'. VI (1904), ir,3-i:i

A. V. 21. /.7.\ î'.-j-ossjovra; de, Kaçapvaojix. Passage omis dans Ss., ((ui laisse pareillement de coté 3jOj; dans ce v. et dans le v. 23. Il est possible que la notice des vv. 21-22 (28) ait eu d'abord un caractère général, mais elle l'a perdu dans la rédaction évangélique, d"où provient sans doute l'indication qui se lit au commencement du v. 21.

4. V. 31. /.ai xazi'i'/.Ov/ sic KaçapvaoJ[j. -oX'.v tyiÇ PaÀiXataç. Marcion commençait son évangile en cet endroit, combinant Le. m, 1, avec iv, 31, en sorte que le (Ihrist ne descendait pas de Nazareth, mais du ciol, à ('apharnaiim.

4i8 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES

lation du voyage à Nazareth. Cet évangéliste écrit : « Gapharnaûm, ville de Galilée », bien qu'il Tait nommée dans le récit précédent ^ non seulement parce qvie Gapharnaiim entre maintenant dans la suite de l'histoire évangélique -, mais parce que la première mention de Gapharnaûm a été anticipée, et que Luc n'a pas pu transposer la notice concernant la localisation de cette ville. Gette notice montre que ni le rédacteur ni ses lecteurs ne sont familiarisés avec la géographie de la Palestine ''.

En interprétant à la rig-ueur les indications de Marc, on pourrait croire que la vocation des disciples, l'entrée de Jésus à Gapharnaiim, et la jçuérison du démoniaque ont eu lieu le même jour; mais telle ne doit pas être la pensée de l'évangéliste. Le démoniaque a été guéri un jour de sabbat ; le jour oîi les disciples ont été appelés n'était pas un samedi, puisqu'ils étaient à leur travail. Il est probable que Jésus est entré à Gapharnaûm le jour même où il avait rencontré ses disciples, et il aura prêché dans la synag'og^ue le premier jour de sabbat qui a suivi son arrivée '*. Chaque communauté juive avait alors, et depuis assez long-temps, une maison où l'on se réunissait, le jour du sabbat, pour la prière et pour la lecture de la Loi et des Prophètes. La lecture du texte hébreu était accompagnée d'une traduction en langue vulgaire. Tout juif instruit pouvait ensuite commenter ce qui avait été lu. On invitait, à l'occasion, les coreligionnaires étrangers à prendre la parole, soit pour l'exhortation, soit pour donner des renseignements sur les Hdèles de leur pays -^ C'est ainsi que l'Evangile put être prêché dans les synagogues par Jésus, et après lui, pendant un certain temps, par les apôtres et les premiers convertis du judaïsme.

Dès ce début, les gens de Gapharnaûm furent grandement sur-

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